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NOS DERNIERES CRITIQUES
Tribute to Laura Elizabeth Dern
Écrit par LEPAGE Brigitte   
Remarquée en 1986 à l’âge de 19 ans dans « Blue Velvet » de David Lynch, elle deviendra sa muse dès 1990 pour « Sailor et Lula », Palme d’or au Festival de Cannes cette année-là, puis pour « Inland Empire » en 2006 et pour la série « Twin Peaks ». Fille de l’acteur Bruce Dern et de l’actrice Diane Ladd, elle jouera avec sa maman dans cinq films : « Les Bootleggers (1973), « Sailor et Lula » (1990), « Rambling Rose » (1991), « Citizen Ruth » (1997) et « Daddy and Them » de Billy Bob Thornton (2001). En 1992, elles ont été nommées aux Oscars en même temps pour le film « Rambling Rose ».
 
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Avec une bonne cinquantaine de films et séries télévisées à son actif, elle a œuvré avec des réalisateurs tels qu’Arthur Hiller, Steven Spielberg, Peter Bogdanovich, Roland Joffé, Robert Altman, Clint Eastwood, Paul Thomas Anderson ou encore dans la série Big Little Lies.
Elle sera à l’affiche de « Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi » de Rian Johnson (Vice Amiral Holdo) en cette fin d’année 2017 (date prévue le 13 décembre).
 
Brigitte Lepage 

 
Emmanuelle Bercot, présidente du Jury de la Révélation
Écrit par LEPAGE Brigitte   
"Fervente américanophile, je me réjouis et m’estime honorée d’être appelée à présider le Jury de la Révélation du 43ème Festival du Cinéma Américain de Deauville. Dans mon imaginaire, depuis toujours, Amérique et Cinéma ne font qu’un. Ces dix jours feront de moi, avant toute chose, la plus heureuse des spectatrices. »
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Emmanuelle Bercot est une réalisatrice, scénariste et actrice française.

Maïwenn lui donne l’occasion de se faire remarquer en tant que scénariste et interprète pour son film « Polisse ».
Mais c’est avec « Mon roi », toujours de Maïwenn, qu’elle obtiendra le Prix d'interprétation féminine à la 68e édition du Festival de Cannes en 2015. Elle sera également nommée cinq fois aux César, dont celui de la meilleure actrice pour « Mon Roi » et du meilleur réalisateur pour « La Tête haute » en 2016. Son dernier film, « La Fille de Brest », est sorti en novembre 2016.
 
Lors de la cérémonie du Palmarès, un Prix est attribué par le Jury de la Révélation : le Prix Kiehl’s de la Révélation.
 
Brigitte Lepage 

 
Michel Hazanavicius, président du jury
Écrit par LEPAGE Brigitte   
« Je suis extrêmement touché et honoré de présider cette année le Jury du Festival du Cinéma Américain de Deauville. J'ai, comme la moitié de la planète, été en partie élevé par le cinéma américain et je me réjouis de passer ces dix jours à m'en nourrir à haute dose. 
In Cinema we trust! »
 
Photo : Thibaut Demeyer
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En compétition lors du dernier Festival de Cannes 2017 avec son 7ème long métrage « Le Redoutable » qui sortira en salles le 13 septembre, Michel Hazanavicius s’est imposé, dès ses débuts de cinéaste, avec un style iconoclaste qui séduit tous les publics, surtout depuis la parodie de deux films d'espionnage avec Jean Dujardin : « OSS 117 : Le Caire, nid d'espions » et « OSS 117 : Rio ne répond plus ». La mise en scène du film romantique muet et en noir et blanc « The Artist », interprété par Jean Dujardin et Bérénice Bejo le consacrera comme étant le seul cinéaste français remportant 5 Oscars, dont celui du meilleur film et celui du meilleur réalisateur, mais aussi plus de cent récompenses en 2012 incluant le British Academy Film Award du meilleur film, du meilleur scénario et du meilleur réalisateur, le César du meilleur film et celui du meilleur réalisateur, les Independent Spirit Awards du meilleur film et du réalisateur ainsi que les Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et celui du meilleur acteur pour Jean Dujardin.
 
Lors de la cérémonie du Palmarès du Festival du Cinéma Américain de Deauville, deux prix sont attribués par le Jury : le Grand Prix et le Prix du Jury.
 
Brigitte Lepage 

 
Rencontre avec Guy Daleidene
Écrit par LEPAGE Brigitte   
Photo : Brigitte Lepage
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Quelle est l’importance de la présence du Film Fund à Cannes ?
C’est le marché du film le plus important au monde où tous les pays ont une représentation physique. Notre présence est indispensable car on y présente nos professionnels et ils ont la possibilité d’y rencontrer leurs homologues, de parler de leurs nouveaux projets, d’essayer de vendre ou d’attirer de nouveaux projets au Luxembourg. C’est un emplacement où on fait la promotion du Luxembourg et je crois que si on n’est pas présent à Cannes, à cette occasion, on n’existe pas en tant que pays. C’est tout simple mais extrêmement efficace d’être ici puisque tout le monde est là et on n’a pas besoin de se déplacer bien loin.
 
Pas de film luxembourgeois ou co-production en compétition ?
Le Luxembourg dispose d’un volume de productions d’une vingtaine de productions et coproductions par an mais nous ne pouvons par contre pas être sélectionnés dans tous les festivals tous les ans ; on n’a pas le volume étant donné que  chaque festival ne choisit que des films qui n’ont pas encore été sélectionnés dans d’autres festivals. On a eu quatre nominations à Berlin,  une à Sundance, pour bien commencer l’année il y en avait deux à Sarrebruck au festival Max-Ophuls ; on n’a pas de films à Cannes mais on a sept films au festival d’Annecy en animation qui aura lieu en juin ; et il y a d’autres festivals encore qui vont venir, il y a Locarno, il y a Venise, San Sébastian, Toronto et on n’a pas le volume de production pour être représenté partout. Le choix des sélectionneurs ne se fait pas suivant les pays mais suivant les films qu’ils leur plaisent. Et donc, nous faisons aussi des films qui ne plaisent pas à tout le monde. Comme Almodovar l'a dit hier lors de l’inauguration : « le prix du jury est un prix subjectif ». On ne peut donc être représenté chaque fois à tous les festivals.
 
Une bonne nouvelle pour 2019 ?
Depuis plusieurs années, les pays de la francophonie du Nord (Canada, Québec, France, Suisse, Belgique et Luxembourg) se rencontrent entre professionnels pour parler de coproductions. Ces réunions ont eu lieu à Paris à plusieurs reprises ensuite à Montréal l’année dernière et cette année, l’année prochaine en Suisse. On parle toujours d’un thème spécifique : la réalité virtuelle à Montréal, scénario et écriture l’année prochaine en Suisse et nous avons posé notre candidature pour le faire en 2019 au Luxembourg, proposition qui a été acceptée par nos partenaires. Notre thématique à l’ordre du jour sera la musique de films, comment évoluent le cinéma et la musique ensemble. Il y a beaucoup de potentiel de discussions et cela se fera dans le cadre de la Rockhal d’Esch-sur-Alzette en s’intégrant dans leur Sonic Vision organisé depuis des années.
 

Brigitte Lepage,
sur des propos recueillis par Thibaut Demeyer 

 
 


 
Be kind, rewind !
Écrit par LEPAGE Brigitte   
Photo : Thibaut Demeyer
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Ce n’est qu’après dix minutes de sifflements ininterrompus qu’enfin le projectionniste, qui avait sans doute dû penser que ce brouhaha était dû au logo Netflix, s’est rendu compte que la projection était hors écran. Pas très jolie la demi tête de Tilda Swinton durant son speech d’ouverture.
Après avoir coupé la projection, allumé la salle, agrandit l’écran vers le haut, fermé les rideaux, rectifié le format de l’image, tout est reparti depuis le début, comme si de rien n’était. Sauf un retard frisant la petite demi-heure.
L’ambiance paranoïaque qui règne actuellement sur la Croisette a fait penser à certains journalistes, tout aussi anxieux, que cet incident a été provoqué par une poignée d’agitateurs qui manifestaient contre le géant américain. Mais il n’en est rien. Certes, l’apparition du logo Netflix a engendré un mouvement bruyant au sein de la presse et des festivaliers en place mais il n’a été que de courte durée pour réapparaître immédiatement après le lancement du film et son problème technique de réglage de format. Pure coïncidence.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Dans « Okja » le réalisateur coréen Bong Joon-ho tente de dénoncer la surproduction alimentaire, l’utilisation dangereuse à la santé des OGM, les grosses puissances industrielles qui ont la main mise sur la faim dans le monde et la maltraitance inutile des animaux ainsi que leurs conditions d’élevage intensif pour le seul profit de certains. Tout y est dénoncé, rien n’est solutionné. Il faut avouer aussi que nous ne sommes pas dans un documentaire et que même, et là est la subtilité, ce film est présenté comme un conte qui pourrait s’adresser aux plus jeunes alors que, attention, âmes sensibles s’abstenir, certaines scènes peuvent réellement en choquer plus d’une tête blonde. Pour autant aussi que l’on garde à l’esprit que « Okja » ne sortira ni en salles, ni en DVD, polémique de ce 70ème Festival de Cannes soulevée par le producteur américain, plate-forme de vidéo à la demande qui réserve exclusivement ses productions à ses abonnés.
Brigitte Lepage
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Couture ou culture ?
Écrit par LEPAGE Brigitte   
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Quel dommage de ne pouvoir être partout à la fois.
De ne pouvoir se démultiplier pour être en même temps au bas des marches pour prendre en photos les invités du jour et leurs belles toilettes, bijoux...
De ne pas assister à la cérémonie d’ouverture dans la grande salle Louis Lumière, tout près de l’estrade afin de ne rien louper de la robe transparente et sexy laissant dévoiler le téton de la maîtresse de cérémonie Monica Bellucci qui enflammera la salle avec un baiser langoureux donné à Alex Lutz et qui défrayera la chronique, plus grâce à cette plastique que par le discours en lui-même...
Mais bien à la projection de « Nelyubov » d’Andrey Zvyagintsev, de nationalité russe, qui avait remporté en 2014 le prix du scénario à Cannes pour « Leviathan ».
Son nouveau film traite des disputes continuelles d’un couple durant leur divorce alors qu’ils ont déjà respectivement recommencé une nouvelle vie ailleurs. Malheureusement, ils oublient dans leurs nouvelles préoccupations, qu’ils ont un fils de 12 ans ; ce dernier choisit alors de disparaître.
Ouf, nous avons quand même pu prendre un verre au superbe buffet offert par le Festival en guise de bienvenue à la presse nationale et internationale car nous avions le précieux sésame. Pas question de toute manière d’aller coucher tard, demain, projection à 8h30 et avec les contrôles Vigipirate renforcés, il faut se présenter au moins une bonne heure aux portes des salles.
 
Brigitte Lepage 

 

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