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NOS DERNIERES CRITIQUES
Be kind, rewind !
Écrit par LEPAGE Brigitte   
Photo : Thibaut Demeyer
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Ce n’est qu’après dix minutes de sifflements ininterrompus qu’enfin le projectionniste, qui avait sans doute dû penser que ce brouhaha était dû au logo Netflix, s’est rendu compte que la projection était hors écran. Pas très jolie la demi tête de Tilda Swinton durant son speech d’ouverture.
Après avoir coupé la projection, allumé la salle, agrandit l’écran vers le haut, fermé les rideaux, rectifié le format de l’image, tout est reparti depuis le début, comme si de rien n’était. Sauf un retard frisant la petite demi-heure.
L’ambiance paranoïaque qui règne actuellement sur la Croisette a fait penser à certains journalistes, tout aussi anxieux, que cet incident a été provoqué par une poignée d’agitateurs qui manifestaient contre le géant américain. Mais il n’en est rien. Certes, l’apparition du logo Netflix a engendré un mouvement bruyant au sein de la presse et des festivaliers en place mais il n’a été que de courte durée pour réapparaître immédiatement après le lancement du film et son problème technique de réglage de format. Pure coïncidence.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Dans « Okja » le réalisateur coréen Bong Joon-ho tente de dénoncer la surproduction alimentaire, l’utilisation dangereuse à la santé des OGM, les grosses puissances industrielles qui ont la main mise sur la faim dans le monde et la maltraitance inutile des animaux ainsi que leurs conditions d’élevage intensif pour le seul profit de certains. Tout y est dénoncé, rien n’est solutionné. Il faut avouer aussi que nous ne sommes pas dans un documentaire et que même, et là est la subtilité, ce film est présenté comme un conte qui pourrait s’adresser aux plus jeunes alors que, attention, âmes sensibles s’abstenir, certaines scènes peuvent réellement en choquer plus d’une tête blonde. Pour autant aussi que l’on garde à l’esprit que « Okja » ne sortira ni en salles, ni en DVD, polémique de ce 70ème Festival de Cannes soulevée par le producteur américain, plate-forme de vidéo à la demande qui réserve exclusivement ses productions à ses abonnés.
Brigitte Lepage
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Couture ou culture ?
Écrit par LEPAGE Brigitte   
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Quel dommage de ne pouvoir être partout à la fois.
De ne pouvoir se démultiplier pour être en même temps au bas des marches pour prendre en photos les invités du jour et leurs belles toilettes, bijoux...
De ne pas assister à la cérémonie d’ouverture dans la grande salle Louis Lumière, tout près de l’estrade afin de ne rien louper de la robe transparente et sexy laissant dévoiler le téton de la maîtresse de cérémonie Monica Bellucci qui enflammera la salle avec un baiser langoureux donné à Alex Lutz et qui défrayera la chronique, plus grâce à cette plastique que par le discours en lui-même...
Mais bien à la projection de « Nelyubov » d’Andrey Zvyagintsev, de nationalité russe, qui avait remporté en 2014 le prix du scénario à Cannes pour « Leviathan ».
Son nouveau film traite des disputes continuelles d’un couple durant leur divorce alors qu’ils ont déjà respectivement recommencé une nouvelle vie ailleurs. Malheureusement, ils oublient dans leurs nouvelles préoccupations, qu’ils ont un fils de 12 ans ; ce dernier choisit alors de disparaître.
Ouf, nous avons quand même pu prendre un verre au superbe buffet offert par le Festival en guise de bienvenue à la presse nationale et internationale car nous avions le précieux sésame. Pas question de toute manière d’aller coucher tard, demain, projection à 8h30 et avec les contrôles Vigipirate renforcés, il faut se présenter au moins une bonne heure aux portes des salles.
 
Brigitte Lepage 

 
Tout commence à Cannes
Écrit par Thibaut DEMEYER   
 
Photo : Thibaut Demeyer
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« Vous savez que ma carrière comme actrice a débuté ici à Cannes. C’est donc un endroit très important pour moi, je me sens donc très liée au Festival et « The tree of life » restera le film de ma vie. En ce qui concerne la sélection, j’ai beaucoup d’amis en compétition mais je resterai objective dans mes choix et j’ai demandé que l’on ne m’envoie pas de SMS pendant cette période. »
 
Brigitte Lepage 
 
 
Premiers pas cannois pour Will Smith
Écrit par LEPAGE Brigitte   
Photo : Thibaut Demeyer
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« C’est exceptionnel d’être ici ; j’ai grandi dans la zone ouest de Philadelphie, très loin de Cannes qui représentait pour moi l’ultime prestige du cinéma et moi je suis ici surtout pour apprendre ; quand on voit le haut niveau des artistes qui sont réunis ici, on ne sait jamais ce qui peut ressortir de nos débats, des conversations que nous aurons. Mais j’avoue être ici d’une façon tout à fait égoïste même si, lorsque j’ai su qu’il me faudrait voir 3 films par jour, cela m’a paru, waouh ! Mais promis, j’irai me coucher tôt et je serai en salle le matin à 8h30. »
 
Brigitte Lepage 
 
Almodovar, président de jury ?
Écrit par LEPAGE Brigitte   
Photo : Thibaut Demeyer
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« Mon premier rêve à atteindre, qui était déjà en soi un exploit, était de faire du cinéma ; tout de suite après, il y avait Cannes, mais cela, c’était hors de ma portée. Je fréquente le Festival depuis 1982 où je suis venu en tant que spectateur. Dès le départ, je l’ai vécu comme une fête, comme une célébration du cinéma d’auteur. J’ai toujours voulu travailler avec Jessica Chastain, avec Fan Bingbing, avec Will Smith, et j’ai toujours rêvé de bénéficier de la musique de Gabriel Yared, j’ai voulu coécrire avec Paolo Sorrentino et Park Chan-Wook aussi. Donc je suis très heureux, j’ai beaucoup de chance d’être ici dans ce jury. »
 
Brigitte Lepage 
 
Un jury tout glamour et humour
Écrit par LEPAGE Brigitte   
Photo : Thibaut Demeyer
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Le ton est donné : la salle de conférence de presse est quasi vide et pour cause, tous les journalistes, ou presque, sont agglutinés au-devant de l’estrade où attendent neuf chaises vides, celles du jury de ce 70ème Festival de Cannes.
Avec un certain retard mais sous des cris, voire des hurlements de bienvenue, les neufs membres font leur entrée, se prêtant au jeu des appareils photos en tous genres. Le plus prolixe pour ne pas dire bruyant, Will Smith, finira par faire appel à « Security, security » tout cela sous la coupe du fun et rires pour mettre fin au ballet des flashes. 
Brigitte Lepage
 

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