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Film de 'année 2017 Version imprimable Suggérer par mail
Critique
Écrit par LEPAGE Brigitte   
15-01-2018
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Dunkirk, de Christopher Nolan élu film de l’année 2017 par l’Association Luxembourgeoise de la Presse Cinématographique (ALPC)
 
L’Association Luxembourgeoise de la Presse Cinématographique a tenu, ce vendredi 12 janvier 2018, sa quatrième assemblée générale. Dans ce cadre, les membres de l’Asbl ont voté pour élire leur film de l’année 2017, parmi les 291 films sortis officiellement l’an dernier dans l’une des salles obscures du Grand-Duché. 
 
Dernière mise à jour : ( 15-01-2018 )
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Tribute to Laura Elizabeth Dern Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
25-07-2017
Remarquée en 1986 à l’âge de 19 ans dans « Blue Velvet » de David Lynch, elle deviendra sa muse dès 1990 pour « Sailor et Lula », Palme d’or au Festival de Cannes cette année-là, puis pour « Inland Empire » en 2006 et pour la série « Twin Peaks ». Fille de l’acteur Bruce Dern et de l’actrice Diane Ladd, elle jouera avec sa maman dans cinq films : « Les Bootleggers (1973), « Sailor et Lula » (1990), « Rambling Rose » (1991), « Citizen Ruth » (1997) et « Daddy and Them » de Billy Bob Thornton (2001). En 1992, elles ont été nommées aux Oscars en même temps pour le film « Rambling Rose ».
 
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Avec une bonne cinquantaine de films et séries télévisées à son actif, elle a œuvré avec des réalisateurs tels qu’Arthur Hiller, Steven Spielberg, Peter Bogdanovich, Roland Joffé, Robert Altman, Clint Eastwood, Paul Thomas Anderson ou encore dans la série Big Little Lies.
Elle sera à l’affiche de « Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi » de Rian Johnson (Vice Amiral Holdo) en cette fin d’année 2017 (date prévue le 13 décembre).
 
Brigitte Lepage 

 
Michel Hazanavicius, président du jury Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
12-06-2017
« Je suis extrêmement touché et honoré de présider cette année le Jury du Festival du Cinéma Américain de Deauville. J'ai, comme la moitié de la planète, été en partie élevé par le cinéma américain et je me réjouis de passer ces dix jours à m'en nourrir à haute dose. 
In Cinema we trust! »
 
Photo : Thibaut Demeyer
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En compétition lors du dernier Festival de Cannes 2017 avec son 7ème long métrage « Le Redoutable » qui sortira en salles le 13 septembre, Michel Hazanavicius s’est imposé, dès ses débuts de cinéaste, avec un style iconoclaste qui séduit tous les publics, surtout depuis la parodie de deux films d'espionnage avec Jean Dujardin : « OSS 117 : Le Caire, nid d'espions » et « OSS 117 : Rio ne répond plus ». La mise en scène du film romantique muet et en noir et blanc « The Artist », interprété par Jean Dujardin et Bérénice Bejo le consacrera comme étant le seul cinéaste français remportant 5 Oscars, dont celui du meilleur film et celui du meilleur réalisateur, mais aussi plus de cent récompenses en 2012 incluant le British Academy Film Award du meilleur film, du meilleur scénario et du meilleur réalisateur, le César du meilleur film et celui du meilleur réalisateur, les Independent Spirit Awards du meilleur film et du réalisateur ainsi que les Oscars du meilleur film, du meilleur réalisateur et celui du meilleur acteur pour Jean Dujardin.
 
Lors de la cérémonie du Palmarès du Festival du Cinéma Américain de Deauville, deux prix sont attribués par le Jury : le Grand Prix et le Prix du Jury.
 
Brigitte Lepage 

 
Emmanuelle Bercot, présidente du Jury de la Révélation Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
12-06-2017
"Fervente américanophile, je me réjouis et m’estime honorée d’être appelée à présider le Jury de la Révélation du 43ème Festival du Cinéma Américain de Deauville. Dans mon imaginaire, depuis toujours, Amérique et Cinéma ne font qu’un. Ces dix jours feront de moi, avant toute chose, la plus heureuse des spectatrices. »
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Emmanuelle Bercot est une réalisatrice, scénariste et actrice française.

Maïwenn lui donne l’occasion de se faire remarquer en tant que scénariste et interprète pour son film « Polisse ».
Mais c’est avec « Mon roi », toujours de Maïwenn, qu’elle obtiendra le Prix d'interprétation féminine à la 68e édition du Festival de Cannes en 2015. Elle sera également nommée cinq fois aux César, dont celui de la meilleure actrice pour « Mon Roi » et du meilleur réalisateur pour « La Tête haute » en 2016. Son dernier film, « La Fille de Brest », est sorti en novembre 2016.
 
Lors de la cérémonie du Palmarès, un Prix est attribué par le Jury de la Révélation : le Prix Kiehl’s de la Révélation.
 
Brigitte Lepage 

 
Rencontre avec Guy Daleidene Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
19-05-2017
Photo : Brigitte Lepage
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Quelle est l’importance de la présence du Film Fund à Cannes ?
C’est le marché du film le plus important au monde où tous les pays ont une représentation physique. Notre présence est indispensable car on y présente nos professionnels et ils ont la possibilité d’y rencontrer leurs homologues, de parler de leurs nouveaux projets, d’essayer de vendre ou d’attirer de nouveaux projets au Luxembourg. C’est un emplacement où on fait la promotion du Luxembourg et je crois que si on n’est pas présent à Cannes, à cette occasion, on n’existe pas en tant que pays. C’est tout simple mais extrêmement efficace d’être ici puisque tout le monde est là et on n’a pas besoin de se déplacer bien loin.
 
Pas de film luxembourgeois ou co-production en compétition ?
Le Luxembourg dispose d’un volume de productions d’une vingtaine de productions et coproductions par an mais nous ne pouvons par contre pas être sélectionnés dans tous les festivals tous les ans ; on n’a pas le volume étant donné que  chaque festival ne choisit que des films qui n’ont pas encore été sélectionnés dans d’autres festivals. On a eu quatre nominations à Berlin,  une à Sundance, pour bien commencer l’année il y en avait deux à Sarrebruck au festival Max-Ophuls ; on n’a pas de films à Cannes mais on a sept films au festival d’Annecy en animation qui aura lieu en juin ; et il y a d’autres festivals encore qui vont venir, il y a Locarno, il y a Venise, San Sébastian, Toronto et on n’a pas le volume de production pour être représenté partout. Le choix des sélectionneurs ne se fait pas suivant les pays mais suivant les films qu’ils leur plaisent. Et donc, nous faisons aussi des films qui ne plaisent pas à tout le monde. Comme Almodovar l'a dit hier lors de l’inauguration : « le prix du jury est un prix subjectif ». On ne peut donc être représenté chaque fois à tous les festivals.
 
Une bonne nouvelle pour 2019 ?
Depuis plusieurs années, les pays de la francophonie du Nord (Canada, Québec, France, Suisse, Belgique et Luxembourg) se rencontrent entre professionnels pour parler de coproductions. Ces réunions ont eu lieu à Paris à plusieurs reprises ensuite à Montréal l’année dernière et cette année, l’année prochaine en Suisse. On parle toujours d’un thème spécifique : la réalité virtuelle à Montréal, scénario et écriture l’année prochaine en Suisse et nous avons posé notre candidature pour le faire en 2019 au Luxembourg, proposition qui a été acceptée par nos partenaires. Notre thématique à l’ordre du jour sera la musique de films, comment évoluent le cinéma et la musique ensemble. Il y a beaucoup de potentiel de discussions et cela se fera dans le cadre de la Rockhal d’Esch-sur-Alzette en s’intégrant dans leur Sonic Vision organisé depuis des années.
 

Brigitte Lepage,
sur des propos recueillis par Thibaut Demeyer 

 
 


 
Be kind, rewind ! Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
18-05-2017
Photo : Thibaut Demeyer
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Ce n’est qu’après dix minutes de sifflements ininterrompus qu’enfin le projectionniste, qui avait sans doute dû penser que ce brouhaha était dû au logo Netflix, s’est rendu compte que la projection était hors écran. Pas très jolie la demi tête de Tilda Swinton durant son speech d’ouverture.
Après avoir coupé la projection, allumé la salle, agrandit l’écran vers le haut, fermé les rideaux, rectifié le format de l’image, tout est reparti depuis le début, comme si de rien n’était. Sauf un retard frisant la petite demi-heure.
L’ambiance paranoïaque qui règne actuellement sur la Croisette a fait penser à certains journalistes, tout aussi anxieux, que cet incident a été provoqué par une poignée d’agitateurs qui manifestaient contre le géant américain. Mais il n’en est rien. Certes, l’apparition du logo Netflix a engendré un mouvement bruyant au sein de la presse et des festivaliers en place mais il n’a été que de courte durée pour réapparaître immédiatement après le lancement du film et son problème technique de réglage de format. Pure coïncidence.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Dans « Okja » le réalisateur coréen Bong Joon-ho tente de dénoncer la surproduction alimentaire, l’utilisation dangereuse à la santé des OGM, les grosses puissances industrielles qui ont la main mise sur la faim dans le monde et la maltraitance inutile des animaux ainsi que leurs conditions d’élevage intensif pour le seul profit de certains. Tout y est dénoncé, rien n’est solutionné. Il faut avouer aussi que nous ne sommes pas dans un documentaire et que même, et là est la subtilité, ce film est présenté comme un conte qui pourrait s’adresser aux plus jeunes alors que, attention, âmes sensibles s’abstenir, certaines scènes peuvent réellement en choquer plus d’une tête blonde. Pour autant aussi que l’on garde à l’esprit que « Okja » ne sortira ni en salles, ni en DVD, polémique de ce 70ème Festival de Cannes soulevée par le producteur américain, plate-forme de vidéo à la demande qui réserve exclusivement ses productions à ses abonnés.
Brigitte Lepage
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Un jury tout glamour et humour Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
17-05-2017
Photo : Thibaut Demeyer
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Le ton est donné : la salle de conférence de presse est quasi vide et pour cause, tous les journalistes, ou presque, sont agglutinés au-devant de l’estrade où attendent neuf chaises vides, celles du jury de ce 70ème Festival de Cannes.
Avec un certain retard mais sous des cris, voire des hurlements de bienvenue, les neufs membres font leur entrée, se prêtant au jeu des appareils photos en tous genres. Le plus prolixe pour ne pas dire bruyant, Will Smith, finira par faire appel à « Security, security » tout cela sous la coupe du fun et rires pour mettre fin au ballet des flashes. 
Brigitte Lepage
 
Almodovar, président de jury ? Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
17-05-2017
Photo : Thibaut Demeyer
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« Mon premier rêve à atteindre, qui était déjà en soi un exploit, était de faire du cinéma ; tout de suite après, il y avait Cannes, mais cela, c’était hors de ma portée. Je fréquente le Festival depuis 1982 où je suis venu en tant que spectateur. Dès le départ, je l’ai vécu comme une fête, comme une célébration du cinéma d’auteur. J’ai toujours voulu travailler avec Jessica Chastain, avec Fan Bingbing, avec Will Smith, et j’ai toujours rêvé de bénéficier de la musique de Gabriel Yared, j’ai voulu coécrire avec Paolo Sorrentino et Park Chan-Wook aussi. Donc je suis très heureux, j’ai beaucoup de chance d’être ici dans ce jury. »
 
Brigitte Lepage 
 
Premiers pas cannois pour Will Smith Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
17-05-2017
Photo : Thibaut Demeyer
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« C’est exceptionnel d’être ici ; j’ai grandi dans la zone ouest de Philadelphie, très loin de Cannes qui représentait pour moi l’ultime prestige du cinéma et moi je suis ici surtout pour apprendre ; quand on voit le haut niveau des artistes qui sont réunis ici, on ne sait jamais ce qui peut ressortir de nos débats, des conversations que nous aurons. Mais j’avoue être ici d’une façon tout à fait égoïste même si, lorsque j’ai su qu’il me faudrait voir 3 films par jour, cela m’a paru, waouh ! Mais promis, j’irai me coucher tôt et je serai en salle le matin à 8h30. »
 
Brigitte Lepage 
 
Tout commence à Cannes Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par Thibaut DEMEYER   
17-05-2017
 
Photo : Thibaut Demeyer
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« Vous savez que ma carrière comme actrice a débuté ici à Cannes. C’est donc un endroit très important pour moi, je me sens donc très liée au Festival et « The tree of life » restera le film de ma vie. En ce qui concerne la sélection, j’ai beaucoup d’amis en compétition mais je resterai objective dans mes choix et j’ai demandé que l’on ne m’envoie pas de SMS pendant cette période. »
 
Brigitte Lepage 
 
 
Couture ou culture ? Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
17-05-2017
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Quel dommage de ne pouvoir être partout à la fois.
De ne pouvoir se démultiplier pour être en même temps au bas des marches pour prendre en photos les invités du jour et leurs belles toilettes, bijoux...
De ne pas assister à la cérémonie d’ouverture dans la grande salle Louis Lumière, tout près de l’estrade afin de ne rien louper de la robe transparente et sexy laissant dévoiler le téton de la maîtresse de cérémonie Monica Bellucci qui enflammera la salle avec un baiser langoureux donné à Alex Lutz et qui défrayera la chronique, plus grâce à cette plastique que par le discours en lui-même...
Mais bien à la projection de « Nelyubov » d’Andrey Zvyagintsev, de nationalité russe, qui avait remporté en 2014 le prix du scénario à Cannes pour « Leviathan ».
Son nouveau film traite des disputes continuelles d’un couple durant leur divorce alors qu’ils ont déjà respectivement recommencé une nouvelle vie ailleurs. Malheureusement, ils oublient dans leurs nouvelles préoccupations, qu’ils ont un fils de 12 ans ; ce dernier choisit alors de disparaître.
Ouf, nous avons quand même pu prendre un verre au superbe buffet offert par le Festival en guise de bienvenue à la presse nationale et internationale car nous avions le précieux sésame. Pas question de toute manière d’aller coucher tard, demain, projection à 8h30 et avec les contrôles Vigipirate renforcés, il faut se présenter au moins une bonne heure aux portes des salles.
 
Brigitte Lepage 

 
70 années et quelques chiffres Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
16-05-2017
Photo : Thibaut Demeyer
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70 ans, 12 jours de folie, 24 célèbres marches bientôt parées de 60 mètres de tapis rouge en longueur sur 4 mètres de large changé, à la demande des organisateurs, 2 à 3 fois par jour, 1500 Cannois tirés au sort qui monteront les célèbres marches… Ces quelques chiffres, parmi tant d’autres, ne trompent pas ! Nous sommes bien à la veille de la grand-messe du 7ème Art, le célèbre Festival de Cannes.
Pour l’heure, on pourrait croire que les préparatifs ont pris du retard. Partout, on s’agite dans la fourmilière pour mettre en place estrades, affiches publicitaires, panneaux géants aux entrées de célèbres hôtels, chapiteaux pour les diverses soirées, cabanes blanches du village international… alors que la « belle » trône déjà depuis ce lundi sur le fronton du palais des festivals. 
Tout de rouge et d’or, le pas virevoltant de Claudia Cardinale fait oublier le poids de 145kg de l’immense bâche de 24 mètres sur 12 qui illumine le palais et lui donne cet air de fête et de légèreté qui devrait régner durant la compétition 2017.

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Cannes dévoile sa sélection Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
13-04-2017
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« Cette année sera une année politique » a déclaré le Président du Festival de Cannes, Pierre Lescure, lors de la conférence de presse consacrée à l’annonce de la sélection 2017.
Dix-neuf films se retrouvent en sélection officielle pour cette 70è édition dont un seul sera hors compétition, en l’occurrence le film d’ouverture « Les Fantômes d’Ismaël » du réalisateur Arnaud Desplechin. Une surprise là où l’on s’attendait à avoir « Valerian » le nouveau film de Luc Besson. Renseignements pris, le film n’était pas prêt.
Chaque année, nous avons droit au même leitmotiv, Cannes invite encore et toujours les mêmes réalisateurs. Eh bien, cette année, c’est la grosse surprise avec seulement un seul réalisateur qui remettra non pas sa mais ses Palmes d’or en jeu (lauréat en 2009 pour « Le Ruban blanc » et en 2012 pour « Amour »). Il s’agit de Michael Haneke qui revient avec « Happy end » où l’on retrouve au générique Isabelle Huppert et Jean-Louis Trintignant qui avait juré devant tous les dieux qu’il arrêtait le cinéma. Dès lors, il faut croire que jouer sous la direction de Michael Haneke est miraculeux ou alors, Haneke est le Dieu du 7è art. 
Certes, la 70è édition tournera avec quelques réalisateurs « habituels », comme Fatih Akin qui n’était plus revenu en compétition depuis « Auf der Anderen Seite », Sofia Coppola qui revient avec « The Beguiled » ou encore Michel Hazanavicius qui s’était quelque peu cassé les dents avec « The Search » et que l’on retrouve avec « Le Redoutable » et enfin François Ozon avec « L’amant double », quatre années après « Jeune et Jolie ». 
Ce qui frappe dans cette sélection 2017, c’est l’absence totale de grands noms américains. Là où l’année dernière nous avions eu droit à des noms aussi prestigieux que Jodie Foster, George Clooney, Julia Roberts, Mel Gibson, Robert De Niro pour ne citer qu’eux, cette année, c’est plutôt la traversée du désert. Même au niveau des films présentés, qu’ils soient ou non en compétition. Ceci dit, ce n’est pas parce que les stars semblent manquer cruellement que la sélection ne sera pas intéressante. Il suffit de se rappeler celle de l’année dernière avec tous ses grands noms en sélection officielle pour un résultat somme toute assez décevant. 
Décevant est aussi l’absence du cinéma belge, que ce soit en sélection officielle ou dans la sélection « Un Certain Regard ». A croire que les sélectionneurs cannois ne connaissent que les frères Dardenne. En effet, pas de nouveaux films des frères Dardenne, pas de Belges en sélection ! 
Un film français en ouverture officielle, un autre pour la sélection « Un Certain Regard ». L’honneur en revient à Mathieu Amalric avec « Barbara ». Seize films dont 7 premiers films font partie de la sélection. Parmi eux, on retrouve Laurent Cantet qui avait décroché la Palme d’or en 2008 avec « Entre les murs », Sergio Castellitto qui défendra les couleurs de l’Italie avec « Fortunata » alors qu’en séance spéciale, Vanessa Redgrave présentera son premier long métrage en tant que réalisatrice.
Alors, Cannes 2017 un « festival politique » ? Peut-être. En revanche, au premier coup d’œil de la sélection, on aurait plutôt tendance à écrire : « Cannes 2017, un festival de découvertes » grâce à la sélection de « jeunes » réalisateurs mais aussi de « nouveaux » réalisateurs qui fouleront pour la première fois le célèbre tapis rouge sous l’œil vigilant du Président du jury Pedro Almodovar. 
Brigitte Lepage 

 
Ce que nous savons déjà sur Cannes 2017 Version imprimable Suggérer par mail
2017
Écrit par LEPAGE Brigitte   
11-04-2017
Il est de coutume de voir par-ci par-là des informations plus ou moins vraies, quoique plus souvent erronées que véridiques, sur ce que nous réserve le Festival de Cannes. Chaque année, nous y avons droit. Puis, quelques jours plus tard, place aux démentis. 
Dès lors, l’équipe de « Profession : cinéphiles » a décidé de ne plus participer à ce petit jeu des pronostics ou autres supputations mais plutôt de vous transmettre directement les informations confirmées par le service presse du Festival. 
C’est ainsi que l’on peut d’ores et déjà annoncer que le réalisateur Pedro Almodovar sera le président de cette 70è édition, lui qui n’a jamais obtenu de Palme d’or malgré ses nombreuses sélections, dont la dernière remonte à l’an passé avec « Julieta ». 
Après Laurent Lafitte et la polémique autour d’une blague adressée à Woody Allen tombée à plat, c’est à nouveau l’actrice italienne Monica Bellucci qui endossera le rôle de Maîtresse de cérémonie le mercredi 17 mai et le dimanche 28 mai 2017. Ceci dit, aucun communiqué officiel n’a précisé que la non reconduction de Laurent Lafitte dans le rôle du Maître de cérémonie est due à cette polémique. Faut-il aussi préciser que nous ne sommes ni aux César, ni aux Oscars, mais bien au Festival de Cannes et que les Maîtres et Maîtresses de cérémonie ne rempilent pas deux années de suite. 
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Le jury a très bien travaillé Version imprimable Suggérer par mail
2016
Écrit par LEPAGE Brigitte   
11-09-2016
Le jury de la 42è édition du Festival du Film américain de Deauville nous a sorti un Palmarès de qualité et ô combien logique, ce qui nous change des jurys de grands festivals comme celui de Cannes qui, cette année nous avait sorti de son chapeau un palmarès à l’emporte-pièce sans doute pour ne pas dénoter de celui de l’année précédente.  
 
Photo : Thibaut Demeyer
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 Ce sont 14 longs métrages que le jury officiel a visionné durant la semaine. Des longs métrages aux sujets souvent identiques d’année en année : l’Afghanistan, l’Irak, le terrorisme islamique, le racisme, les narcotrafiquants, bref tout ce qui fait l’Amérique et tout ce qui angoisse le pays au drapeau étoilé. 
Secondé dans sa tâche par Éric Elmosnino, Radu Mihaileanu, Sara Forestier, Ana Girardot, Douglas Kennedy, Emmanuel Mouret, Marjane Satrapi, Françoise Arnoul, le Président Frédéric Mitterrand a dès lors annoncé le Grand Prix pour Ira Sachs « Brooklyn Village ». Une œuvre puissante et intelligente racontant l’histoire d’une famille qui, au décès du grand-père paternel, quitte Manhattan pour aller vivre à Brooklyn, dans la maison du défunt. Le fils de la famille se lie d’amitié avec le fils de la locataire du rez-de-chaussée. Une dame de condition modeste d’origine hispanique. Les deux garçons deviennent très rapidement les meilleurs amis du monde mais lorsque les parents décident d’augmenter le loyer de la pauvre dame, celle-ci ne peut l’assumer et se voit dès lors expulser.
Lorsque nous précisons que le jury a bien travaillé, ce prix en est la preuve car « Brooklyn Village » a été le dernier film présenté en compétition. Preuve que le jury est resté très attentif aux œuvres proposées et ce, jusqu’au tout dernier moment. 
Quant au prix du jury mais aussi du public, c’est Matt Ross qui décroche le doublé avec « Captain Fantastic » ou l’histoire d’une famille un peu marginale qui, sur l’idée du patriarche interprété par Viggo Mortensen, décide de tout plaquer pour aller vivre en hippie dans un mobil home en compagnie de sa femme et de ses enfants. Une décision qui ne plaît pas trop à sa belle-famille d’autant plus que leur fille unique décèdera dans « l’aventure ». Ce film démontre bien que ces idéaux et cette philosophie de vie a ses limites même si à l’arrivée les enfants ont acquis une bien meilleure connaissance du monde et de la vie. « Captain Fantastic » a été présenté le premier jour de la compétition et au vu des applaudissements nourris de la fin de la projection, on présentait déjà que son prix, le public allait l’attribuer à « Captain Fantastic ».
Si « Captain Fantastic » a été le choix du jury, celui-ci n’en est pas resté là puisqu’il a également attribué son prix, ex-aequo, à « Teckel » de Todd Solondz. Une histoire bien originale que celle d’un teckel et de tout ce qu’il apportera comme bonheur à la famille dans laquelle il vit. Un sujet à la fois original mais ô combien important à une époque où l’on parle de plus en plus de maltraitance animale. « Teckel » est dès lors un bol d’air et un message d’espoir envers ses animaux que l’on abandonne si souvent à l’heure où les vacances pointent à l’horizon. 
Le seul regret de cette édition 2016, c’est l’absence de grosses pointures qui donnent cette ambiance sur particulière sur les Planches depuis 41 ans. 2016 sera dès lors une année sans comme un Festival peut parfois en souffrir car il n’est pas simple de solliciter chaque année de grosses pointures. Celles-ci étant de plus en plus souvent sollicitées. 
 
Brigitte Lepage 

 
Un sorcier sur les planches Version imprimable Suggérer par mail
2016
Écrit par LEPAGE Brigitte   
09-09-2016
Alors que le festival du film américain a bien du mal à s’enflammer pour cause d’absence de grosses pointures, voilà que Daniel Radcliffe, d’un coup de baguette magique, réveille Deauville et ses festivaliers.
Mis à l’honneur dans le cadre du concept « Le Nouvel Hollywood », Daniel Radcliffe semblait heureux d’être à Deauville, n’hésitant pas à se prêter au jeu des selfies et des autographes avec les fans ainsi qu'au traditionnel photocall et non moins traditionnelle conférence de presse. 
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Vu le succès planétaire des « Harry Potter », n’avez-vous pas craint d’être enfermé dans ce registre ? 
« Si, j’ai eu ce type d’inquiétude. Mon personnage d’Harry Potter a pris une dimension restrictive. Disons que 50 % de la profession n’a pas su m’imaginer dans un autre rôle alors que les 50 autres se sont lancé comme un défi de réussir à me faire jouer autre chose. C’était vraiment stimulant pour le réalisateur comme pour moi. J’avais l’impression de repartir de zéro. Depuis 5 à 6 ans, j’ai cette chance, ce luxe, de me voir ainsi proposer d’autres rôles. »
Comment vous êtes-vous préparé pour ce personnage d’agent en infiltration du FBI ? 
« J’ai rencontré l’agent du FBI dont l’histoire vraie a inspiré le film. Il m’a fait part de son expérience, de sa vision des milieux néo-nazis qu’il a réellement infiltrés. Et puis, pour m’imprégner un maximum de mon personnage, je suis allé voir sur internet et j’ai lu pas mal de livres d’auteurs propageant des discours de haine d’extrême droite. »
Avez-vous été surpris par le contenu de vos lectures et comprenez-vous que de nombreux Américains se disent prêts à voter pour le candidat Donald Trump ? 
« Ces lectures m’ont surpris. C’est difficile de proférer de telles paroles aussi haineuses même si ce n’est que pour les besoins d’un film. Je me souviens de moments cocasses, lors du tournage de la manifestation de néo-nazis où les gens dans la rue ne voyaient pas que l’on tournait. Ils nous regardaient d’un air surpris et parfois même ils semblaient choqués. De notre côté, on ne pouvait pas leur dire que tout cela c’était du cinéma. Concernant Donald Trump, j’ai évidemment beaucoup de mal avec ses discours haineux. »
Faire l’objet d’un tel hommage aussi jeune, qu’est-ce que ça représente ? 
« Je suis très heureux et très flatté. Jusqu’ici, on disait de moi que j’étais bon dans le rôle d’Harry Potter mais je ne recevais jamais aucun prix. Cet hommage est à mes yeux la reconnaissance de mon travail d’acteur, de ma bonne évolution. De là à côtoyer sur les planches de Deauville et devant les cabines des noms aussi prestigieux que ceux qui y figurent déjà… J’ai du mal à me faire à l’idée ! »
Vous passez allègrement de blockbusters à des films plus ardus : c’est un choix personnel ? 
« Je dois être séduit par le script que je lis pour y trouver mon compte. Je reçois pas mal de propositions, je peux choisir, je pense que je suis privilégié. Je ne suis pas un ingrat et ne refuserait pas nécessairement un autre blockbuster, mais je suis aussi intéressé par le cinéma indépendant qui m’oblige à prendre plus de risques. »
 
Brigitte Lepage 
 
Photo : Thibaut Demeyer
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James Franco à l'honneur Version imprimable Suggérer par mail
2016
Écrit par LEPAGE Brigitte   
05-09-2016
James FRANCO est un artiste complet. Acteur bien entendu mais aussi réalisateur, scénariste, écrivain et peintre à ses heures perdues. Il était dès lors logique le Festival du film américain de Deauville lui réserve une place dans leur catégorie « hommage » à celui qui n’hésite pas à passer de blockbuster comme « Spider-Man », « Le Monde fantastique d’Oz » ou « La planète des singes : les origines » à un cinéma moins conventionnel comme « Every Thing will be fine » de Wim Wenders. 
Sa présence à Deauville a aussi été l’occasion à James Franco de présenter son dernier film « In dubious battle » qui raconte l’histoire d’une grève qui secoua les plantations de fruits en Californie dans les années 30. Il s’agit de l’adaptation du roman de John Steinbeck publié avant les célèbres « Des souris et des hommes » et « Les raisins de la colère ». 
 
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Quel rôle préférez-vous ? Celui d’acteur ou de réalisateur ? 
«J’aime tout dans le cinéma. Mais étant un grand lecteur passionné et amoureux de la littérature, j’apprécie tout particulièrement travailler sur des grands classiques de la littérature qui font partie de l’imaginaire commun. J’adore pouvoir mettre les moyens actuels du cinéma au service de ces grandes œuvres, comme pour ce film-ci.» 
Précisément, parlez-nous un peu de cette œuvre moins connue de John Steinbeck ? 
«Les autres romans de Steinbeck ont déjà été adaptés au cinéma. Je ne voyais pas très bien ce que je pourrais encore y apporter. J’ai donc préféré me tourner vers l’un de ses romans moins connu mais qui présentait déjà ses qualités d’écriture et de dramaturgie qui lui valurent plus tard le Prix Pulitzer.» 
Qu’est-ce qui vous a plus particulièrement plu dans ce récit d’une grande lutte sociale ? 
«Steinbeck a lui-même travaillé en Californie, il connaissait très bien cette dimension sociale. L’histoire méritait d’être valorisée. C’est un récit passionnant, riche d’un point de vue social. Les personnages sont très forts, on a essayé de les hisser à la hauteur du roman. Puis, petit à petit, on s’est rendu compte des résonnances actuelles. Je ne fais pas de politique, je ne suis pas candidat à la présidence des Etats-Unis mais je suis conscient du rôle que je peux jouer vis-à-vis des jeunes générations en tant qu’homme publique. J’ai mes idées et je n’accepte pas que la classe ouvrière soit trop souvent laissée pour compte.» 
Vous avez écrit un roman. Auriez-vous l’idée de l’adapter vous-même au cinéma ? 
«C’est un premier roman inspiré de mes propres souvenirs. Je ne m’imagine pas l’adapter moi-même au cinéma. Je préfère que quelqu’un d’autre porte son regard extérieur sur mon roman. C’est ainsi que Gia Coppola, la petite fille de Francis Ford Coppola, photographe, m’a semblée avoir les qualités requises pour faire ce que je n’aurais pas pu faire moi-même. Elle m’y a un peu contraint à tenir le rôle d’un professeur. C’était une idée un peu dérangeante, mais j’ai accepté son choix.»
 
Brigitte Lepage
 
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Michael Moore brille par son absence Version imprimable Suggérer par mail
2016
Écrit par LEPAGE Brigitte   
04-09-2016
Alors que le Festival de Deauville avait décidé de lui rendre hommage, le réalisateur américain controversé par les uns, adoré par les autres, ne s’est pas rendu sur les Planches Deauvillaises. Raison de cette absence : hospitalisation d’un proche de sa famille. Il s’agit de la version officielle. Mais allez savoir quelle en est la raison officieuse ! 
Présent ou pas. L’hommage a bien eu lieu. Certes, devant une salle quasi déserte mais peu importe, le principal était l’hommage et la projection de son documentaire « Where to invade next ». 
 
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 C’est le cinéaste français Luc Jacquet, Oscar du meilleur film documentaire en 2006 avec « La marche de l’Empereur », qui prit malgré tout la parole pour souligner combien Michael Moore savait se mettre à nu dans ses films, osant dénoncer le système social en place aux Etats-Unis et démystifier ce que nous, les Européens, continuons à appeler le rêve américain. Le tout dans un mélange d’humour et de bon sens paysan.
Avec « Where to invade next », Michael Moore débarque en Europe à la façon des G.I. en juin 44. D’Italie à l’Islande en passant, pêle-mêle, par la France, la Finlande, la Slovénie, l’Allemagne, la Norvège, le Portugal et même la Tunisie, le réalisateur palmé en 2004 à Cannes pour « Fahrenheit 9/11 » aborde des sujets aussi divers que l’éducation, la sécurité sociale, les congés payés ou le pouvoir des femmes.
Et à chaque fois, il prend ce qu’il y a de meilleur chez nous et que ses Etats-Unis ne connaissent pas d’abord pour s’en émerveiller tel un grand gosse qui découvre un nouveau jouet extraordinaire et ensuite pour l’importer Outre-Atlantique.
Ainsi, s’il choisit d’interviewer un couple de travailleurs italiens qui expliquent qu’ils ont droit à quatre semaines de congés payés, sans compter les jours fériés, ce que les Américains ne connaissent bien évidemment pas, eux qui doivent compter sur la seule générosité de leur employé pour espérer deux malheureuses semaines de congés par an, Michael Moore se garde bien de tendre son micro face à sa caméra à des chômeurs italiens dont l’entreprise vient de fermer pour cause de délocalisation en Roumanie ou en Chine.
Bref, Michael demeure le grand manipulateur qu’il a toujours été, prenant des situations ou des exemples qui l’arrangent bien pour leur faire dire ce qu’il veut en tirer afin d’illustrer son propos critique sur la politique de son pays.
Le tout non sans rappeler que ces concepts qu’il veut importer d’Europe avaient été imaginés aux Etats-Unis bien avant. Mais que faute d’avoir été appliqués, il faut aller les rechercher au service des objets trouvés ! Allons bon…
 
Brigitte Lepage 

 
 
Humour et glamour sous haute sécurité Version imprimable Suggérer par mail
2016
Écrit par LEPAGE Brigitte   
03-09-2016
Si les mesures de sécurité restent le sujet de conversation principale, et on le comprend bien, cela n’a pas empêché de vivre une soirée d’ouverture sur le ton de l’humour et du glamour avec la présence de l’actrice allemande Diane Krüger.
L’actrice allemande y campe une femme flic chargée de se faire passer pour la fiancée d’un agent fédéral (Bryan Cranston) qui tente d’infiltrer le cartel de la drogue du célèbre Pablo Escobar. Au-delà d’une mise en scène classique et d’un récit assez prévisible, le plus surprenant est d’apprendre que le flic infiltreur dont l’histoire réelle a inspiré le film était dans la salle. Incognito…
Si l’ensemble de l’œuvre ne laissera pas de traces indélébiles dans l’histoire du cinéma et du festival, on retiendra malgré tout la performance de l’acteur principal Bryan Cranston, et de Walter White, dit « Walt », dans la célèbre série télévisée « Breaking Bad ».
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Avant la projection du film d’ouverture, « Infiltrator », nous avons eu droit aux traditionnels discours  comme celui du Maire de Cannes mais aussi de Madame l’Ambassadeur des Etats-Unis. Cette dernière ayant cité Michelle Obama afin d’évoquer les cultures française et américaine et noter combien l’acceptation de nos différences permet d’apprendre à mieux se connaître.
Créé il y a déjà trois ans, le concept « Le Nouvel Hollywood » est toujours d’actualité cette année. Rappelons que ce concept a pour but de mettre en valeur un jeune comédien et une jeune comédienne, fleurons du cinéma américain de demain. Cette année, c’est Chloë Grace Moretz qui a été mise à l’honneur. Pour rappel, elle a fait ses débuts au cinéma dès l’âge de 6 ans pour se retrouver à 19 ans sous la direction de Tim Burton, Martin Scorsese et Olivier Assayas. Nous pourrons la voir cette année dans « La Cinquième vague » et dans « Nos pires voisins 2 ». 
Sur le tapis rouge de Deauville, elle s’est amusée devant les photographes séduits par l’échancrure généreuse de son décolleté, jouant les toréadors avec la traine de sa longue robe à fleurs. Sans pour autant voler la vedette à Julie Gayet qui, dans une belle robe noire à dentelles, a déclaré, non sans humour, qu’elle aurait aimé être choisie pour présider le jury afin de se faire appeler Madame la Présidente !
Mais ce n’est pas l’égérie du Président de la République, François Hollande, qui dirigera le jury cette année. C’est Frédéric Mitterrand qui, lui aussi avec un humour certain, s’est amusé à l’idée qu’un Mitterrand soit encore appelé Monsieur le Président aujourd’hui !
 
Brigitte Lepage 

 
Rencontre éclair Version imprimable Suggérer par mail
2016
Écrit par LEPAGE Brigitte   
03-09-2016
Stanley Tucci fait partie de ces acteurs que l’on reconnait à l’écran mais dont on ne connait pas forcément le nom. C’était en tout cas le cas jusqu’au jour où il est venu à Deauville présenter « Le diable s’habille en Prada » en compagnie de Meryl Streep. Sa prestation, tant dans le film qu’en conférence de presse, n’étant pas passée inaperçue. 
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Bizarre la notoriété, car bien avant « Le diable s’habille en Prada », il était déjà réalisateur, producteur et scénariste. On l’avait même déjà vu dans « L’honneur des Prizzi », « L’affaire Pélican », « Harry dans tous ses états » de Woody Allen et même dans « Julie et Julia ». Il a même participé dans des séries télé comme « Urgences » aux côtés de George Clooney. Stanley Tucci incarnant le docteur Moretti, un toubib qui lui a permis de décrocher plusieurs récompenses allant du Golden Globe à l’Emmy Awards. 
Son actualité, on la trouve dans le film de Bill Condon « La belle et la bête » aux côtés d’Emma Watson et Ewan McGregor. Bref, Stanley Tucci a enflammé le tapis rouge. En revanche, la presse a vu rouge lorsqu’elle a dû se contenter d’une rencontre express, à savoir 15 minutes, montre en main, pour la conférence de presse. Raison invoquée de cette rencontre ultra rapide : aucune ! 

Comment êtes-vous venu au cinéma ?
Stanley Tucci : J’ai d’abord été figurant dans un film de John Huston. J’en ai profité pour observer son travail. C’était fascinant. J’ai essayé d’en retenir un maximum, bien décidé un jour à m’en servir pour faire à mon tour du cinéma. Et quand je me suis lancé, j’espérais bien bénéficier de cet éclectisme qui permet, au cinéma, d’être acteur, réalisateur, scénariste ou producteur.
De tous ces métiers du cinéma, lequel préférez-vous ?
Stanley Tucci : Celui de réalisateur, peut-être. On est aux commandes. Je peux alors valoriser tout mon savoir-faire, mieux maîtriser les différents aspects, mieux que l’acteur qui doit souvent attendre des heures sans rien faire entre deux scènes. Là je viens de terminer un film comme réalisateur. Il y avait dix ans que je n’étais plus passé derrière la caméra, c’était devenu une nécessité.
En dehors du cinéma, on vous dit aussi bon cuisinier, c’est vrai ?
Stanley Tucci : J’aime bien cuisiner, en effet. Maintenant, suis-je un bon cuisinier ? Ce n’est pas à moi de vous répondre, il faut demander à ma femme ! Mais pour revenir à cette diversité dans mes activités, c’est devenu une nécessité : rester tout le temps à faire la même chose, ça devient vite rébarbatif. J’ai donc ce besoin naturel de passer sans cesse d’une activité à l’autre.
Et le théâtre ?
Stanley Tucci : J’ai déjà fait du théâtre. Ça me manque, j’aimerais y revenir. J’ai été acteur à Broadway, à New York ou ailleurs. Quand mes enfants étaient jeunes, c’était difficile de combiner la vie de famille avec le théâtre où l’on répète la journée et joue le soir. Mais maintenant que mes enfants ont grandi, pourquoi pas.
Quand on voit votre filmographie, on constate que vous avez souvent été appelé à vous déguiser : c’est quelque chose qui vous plaît plus particulièrement ?
Stanley Tucci : Oui, peut-être bien. Mais tout dépend des personnages, certains dépendent plus que d’autres de leur enveloppe : une moustache, un dentier, une perruque (il rit en faisant ici allusion à sa calvitie plus qu’entamée !). Il suffit parfois de peu de choses pour traduire un trait particulier d’un personnage. Alors que d’autres personnages n’ont pas besoin d’un habillement spécial. Et puis il faut rester dans l’esprit du scénario, ne pas voir le personnage seul mais bien dans l’ensemble du film.
 
Brigitte Lepage 

 
Coup d'envoi Version imprimable Suggérer par mail
2016
Écrit par LEPAGE Brigitte   
02-09-2016
Ce soir, vendredi 2 septembre, la ville de Deauville vivra pour la 42è année consécutive à l’heure américaine à travers son célèbre festival du film américain. Au programme sont prévus plus de cent films à travers les diverses sélections dont celle de la compétition officielle dédiées au cinéma indépendant. L’air de rien, ce festival vaut son pesant d’or car bon nombres de talents ont été découvert ici-même. Je veux pour unique exemple Damien Chazelle, le réalisateur de « La la Land » Oscar du meilleur réalisateur avait été couronné en 2014 à Deauville pour « Wiplash ». Cette année, le jury sera présidé par Frédéric Mitterrand. 
 
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Comme chaque année, Deauville nous présente tout un programme. On commence par les avant-premières comme « Miles Ahead » consacré à Miles Davis mais aussi comme le veut la tradition les docs de l’Oncle Sam, une vision de la société américaine à travers le documentaire, les nuits américaines avec des séances 24/24 pour les insomniaques ou véritables passionnés du cinéma qui souhaitent redécouvrir les incontournables du cinéma américain sans oublier Deauville saison 5 : le meilleur des séries télé en avant-première. Une initiative prise il y a cinq ans et qui, aujourd’hui, tout comme pour les docs de l’Oncle Sam est devenu un incontournable. 
Côté invités, le Festival commencera fort, très fort avec la venue d’Harry Potter en personne en l’occurrence Daniel Radcliffe. Celui-ci recevra un prix spécial avant de présenter « Imperium » de Daniel Ragussis. Un film qui le changera des « Harry Potter » puisqu’il campe un agent du FBI.  
Comme l’a rappelé Bruno Barde, le directeur du Festival, les films proposés cette année seront inévitablement le reflet du chaos qui ordonne le monde. Et de citer notamment « Free state of Jones » de Gary Ross sur le racisme et l'esclavagisme, « In dublius battel », le dernier film de James Franco sur la lutte des classes, ou « War dogs » de Todd Philips sur le trafic d'armes.
Du côté des hommages, qui fait partie des spécialités de Deauville, nous attendons Michael Moore (Palme d’or à Cannes en 2004 pour le très controversé « Fahrenheit 9/11 » qui profitera de sa présence pour présenter en avant-première son nouveau film « Where to invade next ». Suivra James Franco, réalisateur, comédien et producteur ainsi que Stanley Tucci, comédien vu notamment dans « L’affaire Pélican » aux côtés de Julia Roberts, « Le Diable s’habille en Prada » aux côtés de Meryl Streep et présenté en son temps à Deauville. On notera également que Stanley Tucci est aussi réalisateur, scénariste et producteur. 
Cette 42è édition est également une édition particulière due aux attaques terroristes récentes sur le territoire français. Dès lors, les stars américaines semblent redouter à venir en France ce qui semble se confirmer si on tient compte du nombre d’invités de marque prévu. Pourtant, le Maire de Deauville, Philippe Augier s’est voulu rassurant en déclarant que Deauville est « sur sécurisé », rappelant au passage que sa ville avait déjà auparavant organisé un G8 et que leur expérience en la matière n’était plus à prouver.
 
Brigitte Lepage 


 
Cannes n’aime pas les favoris Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
22-05-2016
Depuis le troisième jour de la compétition, la presse n’arrêtait pas de parler du film allemand « Toni Erdmann » de Maren Aden. Il a été durant toute la compétition le film de référence. Puis, Jim Jarmusch et son « Paterson » est venu se rajouter et « Aquarius » de Kleber Mendonça Filho est venu compléter le trio de tête. Et puis, le jury est arrivé et a voulu y mettre son grain de sel et voilà le résultat : le trio a été complétement rayé de la carte des films primables au profit d’œuvre plus conventionnelles qui, parfois n’ont pas fait l’unanimité, voire même suscité des réactions peu agréable pour les auteurs comme Olivier Assayas et son « Personal Shopper » qui s’est fait siffler en projection de presse et qui décroche le prix de la mise en scène ex-aequo avec le très bon «Baccalauréat » de Cristian Mungiu traitant de la corruption dans une Roumanie actuelle. Dans le même ordre d’idée, Andrea Arnold, déjà couronnée à deux reprises à Cannes (Red Road et Fish Tank, tous les deux très bons) réitère l’exploit avec le Prix du jury pour son espèce de road movie  américain, rappelons qu’elle est anglaise, « American Honey ». Très rapidement, ce film de 2h42 devient insupportable. Dès lors, on se demande ce qui a bien pu motiver le jury à lui attribuer ce Prix du jury.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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 Bizarrement, il y a eu peu de concurrence cette année pour la catégorie meilleur acteur, si ce n’est peut-être Fabrice Lucchini pour « Ma Loute » ou Gaspard Ulliel pour « Juste la fin du monde ». Dès lors, on ne peut reprocher au jury d’accorder son prix à l’acteur iranien Shahab Hosseini pour « Le Client » signé Asghar Farhadi qui avait déjà marqué les esprits à Cannes avec « Le Passé ». Un film qui avait frôlé la Palme d'or. Avec « Le Client » l’Iran se voit auréoler de deux prix : celui de l’interprétation et du scénario pour Asghar Farhadi. 
Quant au prix d’interprétation féminine, c’est la grande surprise de le voir attribuer à l’actrice Jaclyn Jose pour le film de Brillante Mendoza « Ma’Rosa ». Grande surprise car une fois encore, la tendance se dirigeait plus vers l’actrice brésilienne Sonia Braga pour « Aquarius », nom qui se retrouvait sur toutes les lèvres.
Lors de la conférence de presse des lauréats, Xavier Dolan était très ému mais difficile à savoir s’il l’était parce qu’il était passé du Prix du jury il y a deux ans avec « Mommy » au Grand Prix du jury cette année avec « Juste la fin du monde » ou s’il était déçu d’être, une fois encore, passé à côté de la Palme d’or. Quoi qu’il en soit, le retrouver à cette place au Palmarès est aussi la grande surprise de cette édition.
Quant à la Palme d’or, encore visiblement une décision à connotation politique, elle a été attribuée à Ken Loach, entrant ainsi dans le cercle très fermé des doubles vainqueurs de la Palme, pour « Moi, Daniel Blake », un film sur les aberrations de l’administration anglaise. Dans ce cas précis, l’histoire de Daniel Blake qui perd tous ses droits en tant qu’invalide car l’administration estime, contre l’avis du médecin de Daniel Blake, qu’il est apte à reprendre le travail. L’histoire est intéressante, bouleversante mais reste du Ken Loach sans grande surprise. Un peu comme le cinéma des frères Dardenne également lauréats d’une double Palme d’or. Pas démérité mais pas mérité non plus surtout lorsque l’on se retrouve en concurrence avec des œuvres comme « Paterson » de Jim Jarmusch.
Brigitte Lepage 

 
Premiers palmarès Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
20-05-2016
Nous atteignons la dernière ligne droite avant le palmarès prévu ce dimanche. Dès lors, on ne peut s’empêcher de faire son propre palmarès, de regarder ce que les confrères pensent et plébiscitent en tant que Palme d’or. Après une rapide revue de presse, il s’avère que le trio gagnant reste inchangé à savoir « Toni Erdmann », « Aquarius » et « Paterson » qui ont le plus de chance de décrocher la Palme d’or. C’est en tout cas ceux qui ressortent le plus parmi les journalistes. 
Mais attention, il reste encore deux jours de compétition qui peuvent peut-être tout changer. Souvenez-vous de la Palme d’or 2008, « Entre Les murs » qui a été le dernier film de la compétition. « The Last Face » de justement Sean Penn, qui était Président du jury en 2008, aurait pu créer la surprise. Mais à l’issue de la projection, nous avons rapidement compris que Sean Penn ne serait pas un concurrent sérieux à la Palme d’or. Comme quoi, un super casting (Javier Bardem, Charlize Theron, Jean Reno) ne fait pas la beauté d’un film. 
 
Photo : Thibaut Demeyer
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 Demain samedi, deux grands films sont attendus avec impatience. Mais nous décevront-ils au même titre que celui des Frères Dardenne, de Pedro Almodovar et Xavier Dolan ? Ces deux longs métrages s’intitulent « Le Client » d’Asghar Farhadi et « Elle » de Paul Verhoeven qui n’est plus venu à Cannes depuis 1992, l’année où il avait fait l’ouverture avec « Basic Instinct » et une certaine Sharon Stone. 
Brigitte Lepage 
 
Adaptation peu originale Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
19-05-2016
Dans la catégorie « Grands noms qui déçoivent » on ajoutera Xavier Dolan et son film « Juste la fin du monde » qui était pourtant le film le plus attendu de cette quinzaine. Après avoir frôlé la Palme d’or avec « Mommy », on était en droit de croire que cette fois, il la décrocherait. Si tel devait être le cas, alors, franchement, les décisions du jury cannois nous rendraient de plus en plus dubitatifs. 
Adapté de la pièce de Jean-Luc Lagarce, « Juste la fin du monde » souffre d’un manque d’originalité dans sa mise en scène, se contentant de filmer une pièce comme l’ont fait d’autres réalisateurs avant lui. Toutefois, l’interprétation de tous les protagonistes, de Gaspard Ulliel à Nathalie Baye en passant par Jean-Pierre Cassel, est excellente. Mais cela ne fait pas un film, ce n’est pas suffisant.  
 
Photo : Thibaut Demeyer
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En revanche, Cristian Mungiu, Palme d’or en 2007 pour « Quatre mois, trois semaines et deux jours », nous a convaincu avec « Baccalauréat » où l’histoire d’un père médecin qui fait tout pour que sa fille, brillante élève, puisse aller étudier en Angleterre. Mais pour se faire, il ne reste plus qu’une formalité à remplir : passer et réussir son baccalauréat. Hélas, la veille de l’examen, sa fille est victime d’une agression qui remet en question l’avenir de sa fille. C’est alors que le père, prêt à tout, va se fourvoyer allant même jusqu’à la tentative de corruption.
Brigitte Lepage 
 
Un triplé à Cannes ? Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
18-05-2016
C’est le jour « J » pour le cinéma belge avec l’entrée en lice des frères Dardenne qui, à chaque participation en compétition, retournent dans notre plat pays avec un prix entre les mains. Rappelons qu’ils font partie du cercle très fermé des doubles palmes d’or. Faut-il rappeler « Rosetta » en 1999 et « L’enfant » en 2005 ? Entre-temps, en 2002, c’est Olivier Gourmet qui a décroché le prix d’interprétation pour « Le Fils ». En 2008, ils ont été auréolés du prix du scénario avec « Le Silence de Lorna ». « La Fille inconnue » avec Adèle Haenel est donc une nouvelle occasion pour les frères Dardenne de décrocher une troisième Palme d’or et donc de devenir les plus grands réalisateurs au monde car jusqu’ici, personne n’a décroché le triplé. 
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Malheureusement, et cassons tout de suite le suspens, « La Fille inconnue », après la projection, n’a pas obtenu de commentaires très élogieux. Si Adèle Haenel, César de la meilleure comédienne pour « Les Combattants » de Thomas Cailley, réussit haut la main son passage dans le monde des Dardenne à travers son rôle d’un médecin généraliste humain à l’interprétation posée et sobre, les frères Dardenne nous présentent une histoire un peu légère où les bonnes idées semblent être restées bloquées dans leur stylo à plume. Toutefois, le reproche qui revient le plus souvent est le manque d’émotion. Il faut bien avouer que l’on a du mal à avoir de l’empathie pour Jenny, jeune médecin rongé par les remords pour ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet après l’heure de fermeture à une jeune inconnue qui, quelques minutes plus tard, trouvera la mort. 
 
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Rien à dire mais tout sourire Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
17-05-2016
Après plusieurs années de « bouderie » envers le Festival de Cannes, Pedro Almodovar revient dans l’aventure pour tenter, enfin, de décrocher la Palme d’Or. « Julieta », c’est le titre de son nouveau film, est un drame racontant l’histoire d’une mère à la recherche de sa fille qui a décidé de couper les ponts avec elle. Hélas, Pedro semble être passé complètement à côté de son œuvre qui ne dégage aucun sentiment envers les protagonistes. On a comme l’impression que le réalisateur de « Tout sur ma mère » n’a plus rien à dire, plus rien à raconter. Déjà que sa dernière œuvre « Les amants passager » était une calamité, on n’ira pas jusqu’à dire que « Julieta » en est une mais est loin d’être à la hauteur de ce que Pedro nous avait habitué avec des œuvres comme « Femmes au bord de la crise de nerfs » ou « Kika » ou « En chair et en os » voir même « Attache-moi ». 
Brigitte Lepage
 
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Les outsiders entrent en scène Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
16-05-2016
Depuis le temps que je couvre le Festival de Cannes, j’ai appris une chose essentielle : le jury nous prend souvent à contre-pied et les favoris ne sont pas nécessairement les grands vainqueurs de l’édition. Parfois même, ils ne se retrouvent pas au générique. Il faut dès lors se méfier des outsiders. Et parmi les outsiders, je nommerai sans hésiter « Paterson » de Jim Jarmusch, bien souvent lauréat sur la French Riviera, mais malheureusement jamais détenteur de la Palme d’or, sauf celle du court métrage pour « Coffee and Cigarette ». On n’oublie pas non plus sa caméra d’or en 1984 pour « Stranger than Paradise ». Avec « Paterson », il pourrait bien décrocher la récompense suprême. Nous suivons sur une semaine la vie qui semble monotone de Paterson, chauffeur de bus et poète en ses heures perdues. Jarmusch nous plonge en pleine poésie des mots, des images et des dialogues avec une réplique qui fera date dans la carrière de Jim Jarmusch « traduire un poème japonais, c’est comme prendre une douche avec un imperméable ». Notons qu’Adam Driver, vu dans « Star Wars » joue le rôle de Paterson et pourrait bien décrocher le prix d’interprétation masculine. 
 
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L’amour, toujours l’amour Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
15-05-2016
Aujourd’hui, nous avons droit au quatrième film français en compétition avec « Mal de Pierres » de Nicole Garcia ; sa dernière participation en compétition officielle remonte en 2002 avec « L’adversaire ». Au générique de sa nouvelle œuvre, on retrouve Marion Cotillard et Louis Garrel. Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale. A une époque où l’on destine d’abord les femmes au mariage, elle dérange, on la croit folle. Ses parents la donnent à José, un ouvrier saisonnier, chargé de faire d’elle une femme respectable. Gabrielle dit ne pas l’aimer, se voit enterrée vivante.
Lorsqu’on l’envoie en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux, son mal de pierres, un lieutenant blessé dans la guerre d’Indochine, André Sauvage, fait renaître en elle cette urgence d’aimer. Ils fuiront ensemble, elle se le jure, et il semble répondre à son désir. Cette fois on ne lui prendra pas ce qu’elle nomme « la chose principale ». Gabrielle veut aller au bout de son rêve.
La particularité de « Mal de Pierres » c’est le déroulement de l’histoire qui va crescendo. Il faut dès lors patienter jusqu’à la fin car le rebondissement final relance le film et lui donne tout son intérêt. 
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Journée coups de cœur Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
14-05-2016
Ce jour, nous avons probablement, si nous tenons compte de l’applaudimètre à l’issue de la projection de presse, vu la Palme d’or 2016 à travers « Toni Erdmann » de la réalisatrice allemande Maren Aden. Si tel devait être le cas, elle se souviendra longtemps de sa première participation en compétition officielle ! Pour revenir à « Toni Erdmann », il s’agit de l’histoire d’un papa au sens de l’humour très développé qui tente tout ce qu’il peut pour rendre sa fille un peu plus, disons, humaine et moins ancrée dans le monde du travail actuel qui vous transforme en des êtres sans sentiments, où la seule chose qui est importante à leurs yeux sont les résultats et la performance. Là où le bât risque de blesser pour la récompense suprême, c’est la longueur du film, à savoir 2h40. 
Dans un tout autre style, nous avons eu droit au film de Park Chan-wook intitulé « Mademoiselle », une sorte de thriller sur fond d’histoire d’amour très poétique comme sait si bien le faire le cinéma asiatique. Park Chan-wook est un habitué de la Croisette mais aussi des prix. Rappelez-vous de « Old Boy » en 2003 qui avait décroché le prix du jury, puis un prix de la mise en scène pour « Thirst » en 2009. Avec « Mademoiselle », Park Chan-wook nous fait grâce des scènes de violence pure au profit de scènes érotiques somme toutes pas désagréables du tout. Un prix de la mise en scène ou même celui du scénario ne serait pas impossible.
 
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Dumont vs Loach Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
13-05-2016
Le réalisateur français Bruno Dumont, après « L’humanité » et « Flandres »,  revient sur la Croisette pour nous présenter une œuvre bourrée d’humour, complètement déjantée. Et cela ne ressemble pas du tout au réalisateur. A l’affiche, Juliette Binoche et Fabrice Lucchini que nous n’avions plus vu en compétition depuis 1991 pour « Casanova » d’Edouard Niermans. Ils sont exceptionnels et un prix d’interprétation ne serait pas à exclure à ce stade de la compétition.
Eté 1910, Baie de la Slack dans le Nord de la France. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L'improbable inspecteur Machin et son sagace Malfoy malmènent l'enquête. Ils se retrouvent, bien malgré eux, au cœur d'une étrange et dévorante histoire d'amour entre Ma Loute, fils ainé d'une famille de pêcheurs aux mœurs bien particulières et Billie, de la famille Van Peteghem, riches bourgeois lillois décadents.
Dommage qu’à force de vouloir en rajouter, Bruno Dumont finisse par nous agacer, à nous ennuyer car comme dit l’adage « les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures ». Il aurait gagné en intensité s’il avait réduit son œuvre à 1h40 maximum.
 
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Etat de siège pour Julia Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
12-05-2016
Après au moins 20 ans, le Festival de Cannes a invité toute la presse à un cocktail de bienvenue sur la Plage du Majestic ; des buffets somptueux ont été dressés, allant de plateaux d’huîtres aux mignardises sucrées, un cocktail dinatoire exceptionnel qui s’est prolongé par une soirée pour se terminer aux petites heures pour certains.
Est-il dès lors nécessaire de préciser que pour la projection de 8h30 de « Rester Vertical » d’Alain Guiraudie, certains ont adopté dans leur siège la position couchée plutôt que verticale ? Il faut avouer que ce deuxième film de la compétition n’a aucun intérêt sauf celui d’être vite oublier.
 Par contre, il a fallu s’accrocher à son fauteuil lors de la vision de « Money Monster ». Deux ans après «Le complexe du castor », Jodie Foster revient avec Mel Gibson mais aussi George Clooney et Julia Roberts, une première sur la Croisette pour cette dernière. L’état de siège a vite été déclaré à l’étage de la presse.
Brigitte Lepage
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Une présidence très sérieuse Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
11-05-2016

La journée a été marquée par la traditionnelle rencontre entre la presse et le jury, présidé cette année par  le réalisateur George Miller, réalisateur, producteur et scénariste australien.  Il est entouré de huit personnalités du cinéma mondial, quatre femmes et quatre hommes, venues d’Iran, du Danemark, des États-Unis, d’Italie, de France, du Canada et de Hongrie : Kirsten DUNST (Actrice – États-Unis), Valeria GOLINO (Actrice, Réalisatrice, Scénariste, Productrice – Italie), Vanessa PARADIS (Actrice, Artiste-interprète – France), Katayoon SHAHABI (Productrice – Iran), Arnaud DESPLECHIN (Réalisateur, Scénariste – France), Mads MIKKELSEN (Acteur – Danemark), László NEMES (Réalisateur, Scénariste – Hongrie), Donald SUTHERLAND (Acteur – Canada). Si la conférence de presse se voulait être sérieuse, Donald Sutherland en avait visiblement décidé autrement, répondant avec humour à toutes les questions qui lui étaient posées et ponctuant par un « j’ai froid. Il fait froid ici. »
Pour la cérémonie de clôture du dimanche 22 mai, le Jury et son Président aura à départager les 21 films en compétition en composant le palmarès qui sera annoncé sur scène. La Palme d’or sera projetée ce soir-là, en présence du Jury et de l’équipe du film récompensé.

Photo : Thibaut Demeyer
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En compétition :
American Honey, Andrea ARNOLD
Aquarius, Kleber MENDOCA FILHO
Bacalaureat, Cristian MUNGIU
Elle, Paul VERHOVEN
Forushande, Asghar FARHADI
I, Daniel BLAKE, Ken LOACH
Julieta, Pedro ALMODOVAR
Juste la fin du monde, Xavier DOLAN
La fille inconnue, Luc et Jean-Pierre DARDENNE
Loving, Jeff NICHOLS
Ma Loute, Bruno DUMONT
Ma’Rosa, Brillante MENDOZA
Mademoiselle, PARK Chan-wook
Mal de pierres, Nicole GARCIA
Parterson, Jim JARMUSCH
Personal Shopper, Olivier ASSAYAS
Rester vertical, Alain GUIRAUDIE
Sieranevada, Cristi PUIU
The last face, Sean PENN
The Neon demon, Nicolas WINDING REFN
Toni Erdmann, Maren ADE

 
Woody offre du « Café Society » Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
10-05-2016

La 69è édition du Festival de Cannes ouvrira ses portes avec « Café Society », le nouveau film de Woody Allen, annoncé sur la Croisette en compagnie de son actrice principale Kirsten Stewart.

Photo : Thibaut Demeyer
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 Côté sélection, 22 films ont été retenus. Parmi eux, « La fille inconnue » des frères Dardenne qui tenteront le triplé, ce qui serait un exploit que personne n’a encore réussi à faire. Et à l’analyse des autres pièces maitresses, cela relève d’une totale utopie. Jugez plutôt : Ken Loach, déjà palmé en 2006 pour « Le Vent se lève », Jim Jarmusch qui aspire encore et toujours à la Palme d’or du long métrage, Pedro Almodovar - un temps fâché contre Cannes - revient en espérant lui aussi décrocher la récompense suprême, le talentueux Xavier Dolan, membre du jury l’année dernière et détenteur du Prix du jury l’année précédente avec « Mommy », Andréa Arnold, également distinguée sur la Croisette par deux fois pour le Prix du jury pour « The Red Road » et « Fish Tank », le français Bruno Dumont qui prend toujours la presse à contre-pied en décrochant par-ci par-là un prix, Park Chan-Wook un habitué du prix du jury, Cristian Mungiu lauréat de la Palme d’or en 2007 avec « Quatre mois, trois semaines et deux jours », le canadien Nicolas Winding Refn qui avait fait bonne impression avec « Drive » mais qui a bien du mal réitérer son exploit et pour terminer Sean Penn qui propose un casting intéressant avec Javier Bardem, Jean Reno et la belle Charlize Theron, vue l’année dernière dans « Mad Max » signé par un certain George Miller, Président du jury cette année.
N’en déplaise, cette édition 2016 devrait être captivante au vu des longs métrages proposés en compétition mais également en matière d’invités, avec par exemple ce jeudi, la présence de la réalisatrice Jodie Foster pour « Money Monster » et de ses acteurs principaux Julia Roberts, une grande première pour elle, et George Clooney, l’habitué du tapis rouge.
A la lecture, tout semble parfait et bien alléchant ; reste également à voir si du côté sécurité, il n’y aura pas trop d’interdits qui viendraient bouleverser le bon déroulement d’un agenda bien rôdé.

Brigitte Lepage 

 
Palmarès 2015 Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
13-09-2015
LE 41ème FESTIVAL DU FILM AMERICAIN DE DEAUVILLE A RENDU SON PALMARES :
 En attribuant à l’unanimité le Grand Prix au coup de cœur « 99 homes » de Ramin Bahrani, le Jury officiel, présidé par le réalisateur Benoît Jacquot, ne surprend personne.
 Le Jury « Kiehl’s de la révélation », présidé par l’actrice-réalisatrice Zabou Breitman a été touché par le premier film de Josh Mond « James White ».
 Etonnant a été le choix de la critique avec « Krisha » de Trey Edward Shultz dont c’est la première œuvre.
 Si pendant quelques jours, on avait l’impression que « Dixieland » de Hank Bedford, allait être plébiscité par le public, celui-ci s’est ravisé à la vision du dernier film de la compétition « Dope » de Rick Famuyiwa.
Brigitte Lepage
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Dernière mise à jour : ( 09-08-2016 )
 
Grosse fatigue Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
11-09-2015
Le Festival tire à sa fin et la fatigue se fait sentir. Mais qu’à cela ne tienne, trois films sont prévus au programme de la journée. Les deux derniers de la compétition et une avant-première intitulée « Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E, film idéal pour également rendre hommage au producteur Michael Bay.
Depuis le début de la compétition, on cherche la véritable perle rare, le film qui fera l’unanimité comme l’année dernière avec « Whiplash ». Mais visiblement, hormis « 99 homes », cette année nous avons vraiment eu droit au fond de tiroir des distributeurs. Aujourd’hui, c’est donc le jour de la dernière chance pour voir LE film de l’édition 2015.
 

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Une cabine de bain à Deauville Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
10-09-2015
Journée phare ce jour avec seulement deux films visionnés mais une rencontre importante à travers l’acteur britannique Ian Mc Kellen que nous avons pu voir dans « Le Seigneur des Anneaux ». Lors du photocall, où il a vraiment joué le jeu tant avec le public en signant bon nombres d’autographes qu’avec les photographes, il a déclaré non sans un certain humour et en Français avant d’inaugurer la traditionnelle cabine de bain sur les célèbres Planches : « En France, le tennis à Roland Garros ; De Gaulle à son aéroport et moi, une cabine de bain à Deauville ! »
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Dernière mise à jour : ( 09-08-2016 )
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Les jours passent, se ressemblent, presque Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
09-09-2015
Aujourd’hui encore, trois films sont inscrits à notre planning. Le premier « James White » de Josh Mond, dont c’est le premier film, n’est franchement pas très rigolo. Il a d’ailleurs retourné quelques spectateurs et fait sortir d’autres. L’histoire est celle de James White qui vit une vie dissolue tant le jour que la nuit. Mais lorsque sa mère tombe gravement malade, il n’a d’ailleurs pas d’autres choix que d’assumer ses responsabilités et de s’occuper de sa mère. La maladie, la mort, ce sont des thèmes, certes peu réjouissant mais Josh Mond a malgré tout le mérite d’éviter le patho et de garder une certaine pudeur face à la déchéance humaine. Oui, le film est difficile surtout si nous avons déjà été confronté à ces moments pénibles, mais ce n’est pas pour cela que « James White » n’est pas un bon film.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Dernière mise à jour : ( 09-08-2016 )
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Un peu sur la toile, rien sur le tapis Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
08-09-2015

Cette journée nous a permis de souffler un peu. Au programme, les deux films de la compétition ainsi que le premier film de Dan Fogelman « Danny Collins ». Le premier est signé Hank Bedford qui, pour son premier long métrage, a réussi le tour de force de réaliser son œuvre en seulement 18 jours ! « Dixieland », c’est le titre, a justement le mérite de bénéficier d’une mise en scène de qualité et des acteurs, principalement Chris Zylka alias Kermit, qui méritent d’être reconnus. Malheureusement, le scénario n’est pas très original, Kermit à sa sortie de prison est bien décidé à changer de vie. Il tombe amoureux de sa jolie voisine qu’il a promis d’aider car la mère de celle-ci a un cancer et ne peut payer les frais médicaux. Mais son passé d’homme violent et de criminel ne tarde pas à le rattraper. Ce qui dérange dans ce drame familial, ce sont les clichés de cette Amérique profonde mais aussi de mise en scène où à chaque fois, le réalisateur se sent obligé de nous abasourdir les oreilles avec de la musique et agresser nos yeux avec leur montage façon clip vidéo. C’est fatiguant et n’apporte rien à l’œuvre. A décharge de Hank Bedford, il nous épargne les gros mots, la violence et les scènes de sexe même si la maman de Kermit et sa copine, Rachel, sont danseuses dans un bar. Tout n’est donc pas mauvais dans « Dixieland ».

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Toujours rien en vue Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
07-09-2015
Photo : Thibaut Demeyer
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Les Parisiens ont quitté la Côte normande. Nous allons enfin pouvoir respirer un peu et peut-être participer plus facilement à la fête du cinéma en obtenant les sésames utiles pour les projections officielles et les hommages. Ce premier jour de la semaine est probablement notre journée la plus chargée avec quatre films visionnés. Comme à l’accoutumée, le premier a eu lieu en séance de presse à 9 heures. Il s’agit de « Experimenter » de Michael Almereyda racontant l’histoire de Stanley Milgram. Celui-ci avait mis au point en 1961 une expérience qui avait pour but de démontrer la propension qu’a tout homme à se soumettre à l’autorité. L’expérience consistait à faire croire à des volontaires qu’ils administraient des décharges électriques à un parfait inconnu qui se trouvait dans une pièce annexe et qui devait répondre à des questions. A chaque fausse réponse, le volontaire envoyait des décharges électrique au parfait inconnu et malgré les protestations et cris de douleur, le volontaire continuait à infliger ces décharges uniquement parce qu’on le lui demandait. Cette expérience est maintenant connue mais malgré cela, aujourd’hui encore, 80% des volontaires ont été jusqu’au bout. Aujourd’hui, cette expérience fait référence dans le domaine psychologique. La difficulté pour Michael Almereyda est de garder toute notre attention alors que l’on connait cette expérience mais ignorons ce qu’a été la vie de Stanley Milgram, décédé à l’âge de 51 ans. Et cette attention, il l’obtiendra grâce à sa mise en scène originale et presque interactive, sans oublier ses incrustations d’images pour illustrer certains décors. Il illustrera aussi son œuvre par d’autres expériences, moins connues mais toutes aussi surprenantes et intrigantes pour terminer sur une affirmation qui devrait nous faire réfléchir « l’homme croit se connaître mais ce n’est pas le cas ».
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Purement hollywoodien Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
06-09-2015
Photo : Thibaut Demeyer
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La journée commence par la projection de presse, à 9 heures, d’un film purement hollywoodien, bien adapté aux mangeurs de pop-corn ou pour les amatrices de Ladies’ Night. Titre du film à oublier après lecture « Jamais entre amis ». Une histoire romantique entre Jake et Laine qui, sur un coup de tête à l’université, ont perdu ensemble leur virginité. Douze ans plus tard, ils se croisent par hasard à New-York et deviennent les meilleurs amis du monde et se sont jurés de ne plus jamais coucher ensemble. De discussions sans fin à des consensus très américains en passant par des aventures extra-conjugales entre Laine et son gynécologue, « Jamais entre amis » se termine comme on l’avait prédit dès le début du film.
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Qui est là ? Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
05-09-2015
Les affaires sérieuses commencent. Première projection de presse à 8h30. Il s’agit du thriller d’Eli Roth « Knock, Knock » avec Keanu Reeves. Film qui sera présenté ce soir en séance officielle en présence du réalisateur et de Keanu Reeves qui continuent à mettre les festivaliers en effervescence et surtout, à jouer le jeu avec le public et les photographes. Petite précision, les selfies avec la star ne sont pas autorisés… question timing.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Compte-gouttes à Deauville Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
04-09-2015
Ca y est ! Nous voici à la 41ème édition du Festival du Film Américain de Deauville. Après un petit tour au service presse pour prendre notre carte d’accréditation, nous voici en train de faire la file dans l’espoir d’obtenir une invitation pour la cérémonie d’hommage à Keanu Reeves et visionner en avant-première « Everest » de Baltasar Kormakur avec Jason Clarke. Hélas, priorité aux Parisiens qui débarquent chaque week-end et les invitations sont distribuées au compte-gouttes. Résultat, pas d’hommage à Keanu Reeves et pas de vision de « Everest » qui n’a bénéficié que d’une seule séance.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Palmarès : pronostics à contre-pied Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
24-05-2015
Photo : Thibaut Demeyer
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Eh oui, une fois encore, le jury cannois a pris tout le monde à contre-pied en nous présentant un Palmarès indigne de la qualité de certaines œuvres présentées.
Alors que la plupart des films en sélections officielles méritaient un prix, ceux qui en ont reçu un n’ont pas obtenu le bon. Exemple concret, le film de Michel Franco « Chronic » décroche le prix du scénario alors qu’il aurait été plus logique d’attribuer le prix d’interprétation à Tim Roth au service d’une histoire tellement simple que l’on a l’impression qu’aucun scénario n’a été écrit. Ce qui n’était pas le cas pour « Mia Madre » de Nanni Moretti ou « Youth » de Paolo Sorrentino qui avaient, tous deux, écrit une véritable histoire.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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On s’indigne également au niveau du prix d’interprétation féminine. Un ex-aequo partagé entre Emmanuelle Bercot, qui en tant que réalisatrice, avait présenté « La tête haute » en ouverture et qui en même temps portait la casquette d’actrice pour Maïwenn et son film « Mon Roi ». Rooney Mara était couronnée pour « Carol » de Todd Haynes. Rooney Mara étant l’actrice qui a donné la réplique à Cate Blanchett sur qui tous les yeux présents sur la Croisette étaient rivés. Voilà donc un prix qui a bel et bien étonné tout le monde.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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En revanche, la surprise du prix d’interprétation pour Vincent Lindon l’est un peu moins, même si ce prix est amplement discutable car Tim Roth, Gérard Depardieu, Geza Rohrig ou Michael Caine resteront bien plus souvent dans nos mémoires que Vincent Lindon qui était, et on le comprend, fou de joie d’avoir obtenu ce prix pour « La loi du Marché » de Stéphane Brizé.
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La faute à qui ? Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
23-05-2015
Photo : Thibaut Demeyer
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Gérard Depardieu et Isabelle Huppert réunis sur le tapis rouge, voilà qui restera certainement dans les annales du Festival de Cannes. En revanche, le film de Guillaume Nicloux « The Valley of Love » ne marquera pas la biographie des deux stars françaises. La faute à qui ? A un scénario qui s’acharne à jouer la carte du mystère/thriller fantastique avec une histoire de deuil en toile de fond. C’est regrettable car la toile de fond, si elle avait été traitée avec plus de simplicité, d’humilité, le film aurait gagné en intensité. Ce film raconte l’histoire de Gérard et Isabelle. Ils sont divorcés depuis longtemps. Elle, la dernière fois qu’elle a vu son fils, il avait sept ans. Lui, lorsqu’il avait seize ans. Entre-temps, il s’est suicidé. Peut-être pour punir ses parents ou peut-être pour les aider à faire leur deuil, avant de se suicider, il avait écrit à chacun une lettre leur demandant de se rendre à date fixe et à heure fixe à des endroits bien précis dans la Vallée de la Mort car quelque chose allait se passer. Mais personne ne sait ce qui va se passer. Entre-temps, Gérard et Isabelle vont mettre les pendules à l’heure et surtout faire le point sur ce qu’a été leur vie de couple.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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« Au cinéma, je ne m'interdis rien » Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
22-05-2015
Photo : Thibaut Demeyer
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Elizabeth Bourgine n’avait rien à vendre et pourtant, elle n’a pas hésité à prendre son temps pour nous offrir une interview fleuve avec le même sourire et la même disponibilité du début à la fin de l’entretien.
Après deux échanges de mails, rendez-vous nous est donné dans le hall de l’hôtel Majestic à Cannes. Une rencontre attendue, pour ma part depuis trente ans, va pouvoir se concrétiser. Arrivé devant l’entrée de l’hôtel, Elizabeth se retrouve face à nous. Le timing, preuve de respect, est respecté des deux côtés. En un coup d’œil, on sent que le courant passe, elle nous embrasse. On cherche une place tranquille dans le hall de l’hôtel. Un quatre places nous tend les bras, on s’y installe, l’interview peut commencer. On s’apprête à vivre un moment de grâce face au sourire et la gentillesse d’Elizabeth qui répond sans détour à toutes nos questions.

 

 
 
Dernière mise à jour : ( 27-05-2015 )
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Histoire d'amour peu crédible Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
21-05-2015
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Hormis "De rouille et d’os" avec Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts, à chaque fois que Jacques Audiard est venu en compétition officielle, il est reparti avec un prix. Celui du scénario pour "Un homme très discret" et le Grand Prix pour "Un prophète".

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Et le temps passe... Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
20-05-2015
Photo : Thibaut Demeyer
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Entre Paolo Sorrentino et le Festival de Cannes, c’est une véritable histoire d’amour avec cinq films, en ce compris « Youth », présentés en compétition officielle. Entre Paolo Sorrentino et les jurys cannois, cela se passe un peu moins bien. En effet, si « Il Divo » avait décroché le prix du jury, « This Must be the place » avait sauvé l’honneur grâce au Prix œcuménique et « La Grande Bellezza », Oscar du meilleur film étranger et honoré par d’autres prix, avait honteusement été écarté du Palmarès.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Entre le Mexique et les USA Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
19-05-2015
Photo : Thibaut Demeyer
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Après des œuvres aussi marquantes que « Incendie » ou « The Prisonner », il est inutile de préciser que la dernière œuvre du canadien Denis Villeneuve, intitulée « Sicario », était attendue de pied ferme. Et, ne gardons pas le secret plus longtemps, le résultat a été à la hauteur de notre attente.
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Pudeur et sensualité Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
17-05-2015
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Seul film américain en compétition, il est inutile dès lors de préciser qu’il était attendu avec impatience d’autant plus que Cate Blanchett est l’actrice principale de cette histoire d’un amour lesbien dans le New York des années 50.
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Un doublé italien ? Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
16-05-2015
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 Lauréat de la Palme d’or en 2001 avec « La Chambre du Fils », Nanni Moretti revient sur la Croisette pour nous présenter « Mia Madre » et tenter, pourquoi pas, le doublé.
A l’issue de la projection de presse et officielle, Nanni Moretti s’est retrouvé sur toutes les lèvres. Tantôt on parlait de Palme d’or, tantôt de la mise en scène, tantôt du prix du scénario, tantôt du prix d’interprétation pour John Turturro ou pour Margherita Buy. Seul le jury pourra trancher dimanche prochain. En attendant, chacun a son opinion et la nôtre peut se résumer en un seul qualificatif « roublard ». C’est un peu comme cela que nous percevons le réalisateur italien régulièrement primé à Cannes. Il sait ce qui plaît au public et aux jurys alors forcément, et c’est de bon jeu, il en abuse tant que cela fonctionne.

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La révélation cannoise Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
15-05-2015
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 Premier choc important de l’édition 2015 du Festival de Cannes avec « Le Fils de Saul » signé par le réalisateur hongrois Laszlo Nemes qui pourrait bien se retrouver au Palmarès dimanche prochain.
Pour son premier film, Laszlo Nemes a frappé fort en racontant l’histoire de Saul Ausländer, membre du Sonderkommando dans le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Nous sommes en 1944, Saul travaille au crématorium 2. Son travail consiste à emmener les Juifs dans la salle de déshabillage et les conduire dans la chambre à gaz. Ensuite, sans un mot, sans un regard, il récupère les habits puis vide la chambre des corps sans vie avant de nettoyer et désinfecter l’endroit. Tel une machine, Saul travaille sans émettre une once de sentiment ou d’émotion. C’est sa vie contre celle des autres. Mais lorsqu’il découvrira le corps d’un jeune garçon dont les traits ressemblent à ceux de son fils, il n’aura plus qu’une seule obsession, lui trouver une sépulture digne en lieu et place des flammes du crématorium. Et c’est là que tout le travail de Nemes est extraordinaire.

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Surprenant et irrationnel Woody Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
15-05-2015
Photo : Thibaut Demeyer
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Alors que certains films prennent des rides, certains talents n’en prennent aucune. C’est le cas de Woody Allen qui, à l’aube de ses 80 ans, trouve encore l’énergie de nous proposer plus ou moins un film par an et surtout de nous surprendre encore et toujours.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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La dernière fois, c’était avec « Blue Jasmin » qui a permis à Cate Blanchett de décrocher l’Oscar, bien mérité, de la meilleure comédienne. Aujourd’hui, sur le tapis rouge du Palais des Festivals de Cannes, il nous présente « L’homme irrationnel » avec Joaquin Phoenix, en prof de philosophie qui ne croit plus en grand-chose, si ce n’est à sa bouteille d’alcool. Même à la vie il ne croit plus jusqu’au jour où il assistera par hasard, en compagnie d’une de ses élèves avec laquelle il entretien des rapports « amicaux », à une conversation entre une mère désespérée à l’idée que ses enfants lui seront retirés au profit du père qui, soit dit en passant, ne souhaite pas nécessairement la garde de ceux-ci et trois autres personnes qui semblent bien être impuissantes à aider cette pauvre dame victime d’un juge peut être un peu trop macho.
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L'OVNI "Mad Max" à Cannes Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
14-05-2015
Photo : Thibaut Demeyer
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Après le film d’auteur « La tête haute » en ouverture, la Croisette s’est retrouvée en effervescence grâce à la présentation, en avant-première, du très attendu « Mad Max : Fury Road » de Georges Miller avec Tom Hardy et Charlize Theron. Plus qu’un divertissement, « Mad Max » était avant tout une curiosité que tous les festivaliers ont voulu voir trente ans après le troisième opus, un opus où nous avions, à l’époque, l’impression que Georges Miller était essoufflé. Après trente ans, croyez nous, Georges Miller a bel et bien retrouvé son souffle ! On vous invite à découvrir notre critique dans la rubrique en cliquant sur l’affiche ci-dessous.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Dernière mise à jour : ( 18-05-2015 )
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Cannes 2015 autre ère ? Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
13-05-2015
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Les derniers préparatifs sont toujours en cours : dernières barrières Nadar à mettre en place, quelques fleurs en décoration, dernières livraisons en tout genre. Les chasseurs d’autographes munis de leurs escabelles ont déjà pris leur quartier face aux célèbres Marches qui n’ont pas encore revêtu leur parure rouge tout en étant déjà surmontées par l’immense affiche représentant cette année l’actrice Ingrid Bergman.
 
Photo : Thibaut Demeyer
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 Le film d’ouverture, signé Emmanuelle Bercot, intitulé « La tête haute » avec Catherine Deneuve en juge des enfants, Benoît Magimel en éducateur et Sara Forestier, la maman de Malony (interprété par Rod Paradot) qui donne bien du fil à retordre à sa mère, ne rentre pas trop dans la tradition cannoise qui nous avait habitués à plutôt présenter une œuvre grand public. Pierre Lescure serait-il l’initiateur d’une nouvelle époque d’où les traditions auxquelles tenait Gilles Jacob seraient balayées au profit d’un Festival plus proche de l’ère du temps ?
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Photo : Thibaut Demeyer
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Le Festival de Cannes vers une nouvelle ère ? Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
16-04-2015
Photo : Thibaut Demeyer
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Depuis de nombreuses années, l'annonce de la sélection officielle du Festival de Cannes n'apportait plus vraiment son pesant d'or en matière de surprises. En effet, Gilles Jacob, alors Président du Festival, semblait aimer voir et revoir ses amis sur le tapis rouge. Du coup, la sélection ne nous offrait pas vraiment de nouveautés ou de découvertes bien souvent dispatchées dans les sélections annexes. Cette année, avec Pierre Lescure à la présidence et encore et toujours Thierry Frémaux en tant que délégué général, la sélection présente un nouveau visage avec des nouveaux venus, des découvertes et donc un espoir de renouveau.
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Wilson réédite Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
11-03-2015
Sa prestation en 2014 a marqué les esprits : il aime le cinéma.
Lambert Wilson, tout naturellement, a accepté l'invitation du Festival de reprendre le rôle de maître des cérémonies pour le 68e Festival de Cannes.
Le 13 mai, en accueillant sur la scène du Palais des Festivals les frères Coen, Présidents du Jury 2015, il lancera les festivités lors de la cérémonie d’ouverture et animera la remise des prix du Palmarès, lors de la cérémonie de clôture, le dimanche 24 mai suivant.
 
L’art de la répartie Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par Thibaut DEMEYER   
21-02-2015
Photo : Thibaut Demeyer
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« L’Art de la fugue » de Brice Cauvin était le film d’ouverture de ce 31è Festival du Film d’Amour de Mons. Pour le présenter, Brice Cauvin mais également Marie-Christine Barrault, Bruno Putzulu et Agnès Jaoui ont fait le déplacement.
Cette dernière a porté sur le film une double casquette. Celle d’Ariel, le personnage féminin principal, et de consultante sur le scénario. Un rôle important que la modestie d’Agnès place au second plan alors que l’on connaît son talent pour l’écriture.

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Sissako préside le Jury Cinéfondation et Courts métrages Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
16-02-2015
Le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako, après avoir ému la critique internationale en 2014 avec son "Timbuktu", présidera le Jury de la Cinéfondation et des Courts métrages.
Il succède dans ce rôle aux réalisateurs Abbas Kiarostami, Jane Campion, Michel Gondry, Hou Hsiao-hsien ou Martin Scorsese. Accompagné de quatre personnalités du monde des arts, il décernera trois prix parmi les films d’écoles de cinéma de la Sélection Cinéfondation ainsi que la Palme d’or du Court métrage, remise lors de la cérémonie de clôture du Festival le dimanche 24 mai 2015.
 
Deux têtes pour une présidence Version imprimable Suggérer par mail
2015
Écrit par LEPAGE Brigitte   
19-01-2015

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La présidence 2015, et c'est une première dans l'histoire du Festival de Cannes, sera assumée par les cinéastes américains Joel et Ethan Coen qui ont accepté l'invitation du Président Pierre Lescure et du Délégué général Thierry Frémaux.
Ils se sont dit heureux de revenir à Cannes et de déclarer : "Nous sommes surtout heureux de l’opportunité qui nous est offerte de voir des films venus du monde entier. Cannes est un festival qui, dès le début de notre carrière, a toujours joué un rôle important pour nous. Et être Présidents du Jury, cette année à Cannes, est d’autant plus un honneur que nous n’avons jamais été Présidents de quoi que ce soit. D’ailleurs, à ce titre, nous ne manquerons pas de nous exprimer le moment venu !"
L'année 2015 coïncide à la célébration des 120 ans de l'invention du Cinématographe Lumière, une opportunité pour le Festival de saluer à travers les frères Coen, l’œuvre de tous les « frères du cinéma » qui depuis Louis et Auguste Lumière ont enrichi son histoire.
Rappelons que, outre les Frères Coen en 1991, la Palme d'or a été attribuée à Paolo et Vittorio Taviani (en 1976) et Jean-Pierre et Luc Dardenne (en 1998 et en 2005)
Brigitte Lepage
 
 





 
J'ai tué pour elle... Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
13-09-2014
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Il aura fallu attendre presque dix ans pour que Robert Rodriguez et Arthur Miller nous proposent une suite à « Sin City » qui avait, à l’époque, fait les beaux jours du Festival de Cannes.


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La légende Brown Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
12-09-2014
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Photo : Thibaut Demeyer
 
Né en 1933 et décédé le jour de Noël 2006, James Brown, le pape de la soul music dont tout le monde connait les tubes et les écoute toujours, a également eu droit à son biopic réalisé par Tate Taylor et coproduit par une autre légende, mais bien vivante, en l’occurrence Mick Jagger.
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Le dépassement de soi Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
11-09-2014
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Photo : Thibaut Demeyer
 
Obtenir le meilleur de soi, ne pas reculer devant l’adversité, travailler sans compter et avec acharnement. Tels sont les thèmes développés par Damien Chazelle à travers son second long métrage « Whiplash » qui lui a valu une standing ovation à l’issue de la projection officielle de ce jour au Festival de Deauville. La première depuis le début de la compétition. Mais cela ne veut pas nécessairement dire que le jury aura été sensible à cette œuvre dont la performance première est le jeu de l’acteur principal Miles Teller qui joue de la batterie comme un dieu.
 
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Le jury ne joue pas le jeu Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
09-09-2014
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Une des particularités du Festival du Film américain de Deauville est l’accessibilité des invités par les festivaliers. Très rapidement, les chasseurs d’autographes ont fait de Deauville leur terrain de chasse préféré. Les invités le savent et se prêtent volontiers au jeu comme l’ont fait Ray Liotta ou Jon Favreau qui, stick à la main, sont sortis de l’hôtel pour signer les photos présentées par les festivaliers.
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Et si c’était Terrence Malick le réalisateur ? Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
09-09-2014
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Superbes photos en noir et blanc, superbes images poétiques, superbes prises de son nous mettant en harmonie avec la nature. « The Better Angels » bénéficie d’éléments techniques que nul ne peut renier. Seulement, le réalisateur A.J. Edwards, monteur de Terrence Malick sur « Le Nouveau Monde », réalisateur seconde équipe et monteur sur « Tree of Life » Palme d’or à Cannes en 2011 mais aussi sur « A la merveille » et le prochain film du maître « Knight of Cups » a perdu toute identité, toute personnalité nous offrant à travers « The Better Angels » un film qui aurait aisément pu être signé Terrence Malick. Un choix qui ne met pas le spectateur dans de bonnes conditions car l’âme de Terrence Malick plane durant toute la projection, nous faisant oublier l’intérêt premier du film, l’enfance d’Abraham Lincoln, futur Président des Etats-Unis.
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The Good Lie Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
09-09-2014
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Philippe Falardeau se fait remarquer à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes avec « Congorama » puis décroche la consécration grâce à son Bayard d’or à Namur, le prix du public à Locarno et une nomination à l’Oscar du meilleur film étranger en 2012 avec « Monsieur Lazhar ».
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Chef ! Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
07-09-2014
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Décidément, le monde actuel est à l’engouement pour la cuisine. Après les émissions qui envahissent nos prime times, voici que le cinéma envahit nos grands écrans. Après « Les recettes du bonheur » avec Helen Mirren, voici « Chef » de Jon Favreau,  le papa entre autre de  « Iron Man 1 et 2 ». C’est d’ailleurs une méga surprise de le voir au commande d’une « petite » production américaine après ses blockbuster, même si le dernier « Cow-boy et envahisseurs » s’est pris une raclée. Les mauvaises langues disent même que c’est la raison pour laquelle il a refusé de réaliser « Iron Man 3 » et se consacrer ainsi à « Chef », un film qui lui tenait à cœur.
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Spirale de violence Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
07-09-2014
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Jim Mickel, un nom que tout festivalier fidèle au Festival de Deauville connait pour avoir présenté l’année dernière un film qui n’avait laissé personne indifférent. « We are what we are » avait en effet suscité pas mal de réactions, tantôt positives par les uns, négatives par les autres.
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Gangster malgré lui Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
07-09-2014
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Indéniablement, « Things people do » de Saar Klein est le film le plus applaudi à ce jour au Festival de Deauville. Certes, on est loin de la fin de la compétition mais cela donne déjà une petite idée de ce que pense le public qui, lui aussi, a droit à son prix.
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Des recettes à la saveur de fast-food Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
06-09-2014
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A travers son nouveau film, le réalisateur Lasse Hallström nous fait l’apologie de la cuisine avec ses saveurs, sa subtilité, sa finesse sur fond d’histoire d’amour. Hélas, « Les recettes du bonheur » mérite plus une appellation fast-food qu’un trois étoiles.
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Ouverture très franco-française Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par GERMAY Pierre   
06-09-2014
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Photo : Thibaut Demeyer
 
Pas de surprise de dernière minute, ce vendredi soir, à l’ouverture du 40e Festival du cinéma américain de Deauville, ce sont des stars franco-françaises qui ont foulé le tapis rouge.
En tête de distribution, le jury emmené par son président, le cinéaste Costa-Gavras, accompagné de Vincent Lindon, Claude Lelouch, Pierre Lescure (le nouveau Président du Festival de Cannes depuis la retraite de Gilles Jacob), André Téchiné et Jean-Pierre Jeunet. En attendant Emmanuelle Béart qui devrait arriver seulement dans le courant du week-end.

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« La cuisine a une dimension charnelle » Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par GERMAY Pierre   
06-09-2014
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Photo: Thibaut Demeyer
 
Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation de la reine Elisabeth II dans « The Queen » de Stephen Frears (2006), Helen Mirren est en tête d’affiche des « Recettes du bonheur » de Lasse Hallström (« Ma vie de chien », « Amours et mensonges »…).
Un chef coq indien débarque avec toute sa famille dans un petit village de France, juste en face d’un restaurant étoilé au Michelin. Cette success story doublée d’une romance sucrée salée est assez prévisible mais devrait plaire au grand public. Et donner envie de passer à table en sortant de la salle !
Rencontre avec l’une des plus françaises des actrices anglaises.

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Hommage à Jessica Chastain Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
05-09-2014
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Entre Jessica Chastain et le Festival de Deauville, c'est une grande histoire d'amour. Elle foule les Planches de Deauville dès 2010 à travers le film remarqué de John Madden "The Debt". L'année suivante, on la retrouve à la fois dans "Take shelter" de Jeff Nichols, grand Prix Deauville 2011, ainsi que dans "La couleur des sentiments" de Tate Taylor. Toutefois, c'est le Festival de Cannes qui lui permet de décrocher ses galons de star grâce au film de Terrence Malick "The Tree of Life", Palme d'or 2011.
Il est tout à fait logique que le Festival de Deauville lui octroie, pour son 40ème anniversaire, un hommage.
 
Photo : Thibaut Demeyer
 
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Les hommes forts du prochain Festival de Cannes Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
05-09-2014
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Avant les Marches du Festival de Cannes 2015, Thierry Frémaux et Pierre Lescure posent pour la première fois, et de manière officielle, devant les photographes sur le tapis rouge du Festival de Deauville.
 
Photo : Thibaut Demeyer
Dernière mise à jour : ( 05-09-2014 )
 
Jury officiel 2014 Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
05-09-2014
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Sous la présidence de Constantin Costa-Gavras et en l'absence remarquée d'Emmanuelle Béart, le jury officiel, constitué d'anciens présidents (à l'exception de Marie-Claude Pietragalla) s'est présenté sur le tapis rouge lors de la soirée d'ouverture qui rendait un premier hommage à l'actrice Jessica Chastain.
 
Photo : Thibaut Demeyer
 
40 bougies avec Mick Jagger ! Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par GERMAY Pierre   
05-09-2014
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Photo : Thibaut Demeyer
 
 Initialement conçu pour honorer les stars mythiques d’Hollywood, le Festival de Deauville, qui fête cette année ses quarante ans d’existence, a évolué. S’il y a toujours bien une sélection destinée aux supers productions made in USA, il y a aussi, depuis près de vingt ans maintenant, une sélection compétitive réservée au cinéma américain indépendant, vraie mine d’or du cinéma d’Outre-Atlantique.
Les Docs de l’Oncle Sam et une sélection consacrée aux séries télé inédites complètent l’affiche du Festival depuis quelques années déjà.

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Un gâteau de qualité exceptionnelle Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
05-08-2014

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Chaque année, alors que les vacanciers s’apprêtent à faire leur bagage de retour, que les écoliers font l’inventaire de leurs affaires scolaires, le cinéma américain est en fête sur la Côte normande et plus précisément à Deauville, la ville balnéaire rendue célèbre entre autre grâce à Claude Lelouch et à son film « Un homme et une femme ».


Depuis quarante ans, les grands noms du cinéma américain foulent les célèbres Planches venant ainsi présenter leur dernier film en tant que réalisateur ou acteur-actrice. Depuis vingt ans, le Festival de Deauville est aussi devenu un Festival compétitif mettant en exergue le travail de jeunes réalisateurs appartenant au cinéma américain indépendant. Une initiative qui a permis au monde du cinéma de découvrir bon nombre de talents.

Dernière mise à jour : ( 05-08-2014 )
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Rencontre avec C.Wagner et V. Thill Version imprimable Suggérer par mail
Le coin du cinéphile
Écrit par Thibaut DEMEYER   
05-08-2014

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A l'occasion de la conférence de presse de "Demain, après la guerre", le réalisateur Christophe Wagner et la scénariste Viviane Thill nous ont accepté de répondre à nos questions.

 

Après un tel succès rencontré avec « Doudege Wénkel », ne ressens-tu pas une pression avant le tournage de « Demain, après la guerre » ton second long métrage ?
Je suis tellement dans le truc que je n’ai pas vraiment le temps d’y penser. Ceci dit, la grande différence entre ce film et le précédent, c’est qu’avec « Doudege Wénkel », personne ne m’attendait au tournant. Là, ce sera différent. Disons que la pression vient plutôt du fait que ce film est encore plus difficile que le premier.

Dernière mise à jour : ( 06-08-2014 )
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ENG NEI ZÄIT Version imprimable Suggérer par mail
Le coin du cinéphile
Écrit par LEPAGE Brigitte   
04-08-2014

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Ce mercredi 31 août, la presse était conviée à la conférence de presse organisée par Samsa Film pour annoncer le tournage imminent du second long métrage de Christophe Wagner (« Doudege Wénkel ») intitulé « Demain, après la guerre » sur un scénario signé Viviane Thill.

Dernière mise à jour : ( 06-08-2014 )
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Un Palmarès à polémiques Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
25-05-2014
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Comment être surpris du Palmarès 2014 lorsque l’on connait le cinéma de Jane Campion, présidente du Jury cette année, et plus particulièrement son unique grand film de référence « La Leçon de Piano » Palme d’or en 1993 ? Je me souviens de ce film qui m’avait laissé pantois lors de la projection officielle. Cette œuvre si soignée, si précise dans sa mise en scène, sa musique mais aussi sa lenteur et ses qualités d’interprétation étaient autant d’atouts pour obtenir une belle, une magnifique Palme d’or. Dès lors, on ne pouvait qu’aboutir à un Palmarès pointu sauf que celui-ci l’est un peu trop, agaçant la presse en général et pénalisant une fois de plus le public qui semblait s’être réconcilié avec le Festival de Cannes depuis la présidence de Steven Spielberg.
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Avant le Palmarès Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
23-05-2014
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Tradition oblige, les journalistes, assidus aux salles obscures et plus particulièrement aux films de la compétition, s’adonnent avec un certain plaisir aux jeux des pronostics, sachant bien au fond d’eux-mêmes qu’il est très difficile de trouver la combinaison gagnante. 
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Prix Cinéfondation 2014 Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
22-05-2014
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Abbas Kiarostami et son jury annoncent le palmarès de la 17e Édition de la Cinéfondation :
Le Jury de la Cinéfondation et des Courts métrages présidé par Abbas Kiarostami et composé de Mahamat-Saleh Haroun, Noémie Lvovsky, Daniela Thomas et Joachim Trier, a décerné les prix de la Cinéfondation lors d’une cérémonie salle Buñuel, suivie de la projection des films primés.
La sélection comprenait 16 films d’étudiants en cinéma choisis parmi 1 631 candidats en provenance de 457 écoles dans le monde.
Premier Prix :
SKUNK réalisé par Annie Silverstein
The University of Texas at Austin, États-Unis
Deuxième Prix :
OH LUCY ! réalisé par Atsuko Hirayanagi
NYU Tisch School of the Arts Asia, Singapour
Troisième Prix ex aequo :
LIEVITO MADRE réalisé par Fulvio Risuleo
Centro Sperimentale di Cinematografia, Italie
THE BIGGER PICTURE réalisé par Daisy Jacobs
National Film and Televison School, Royaume-Uni

Les prix sont accompagnés d’une dotation de 15 000 € pour le premier, 11 250 € pour le deuxième et 7 500 € pour le troisième.
Le lauréat du Premier Prix a également l’assurance que son premier long-métrage sera présenté au Festival de Cannes.

 
Le jeune prodige Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
22-05-2014
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Considéré, à juste titre, comme le jeune prodige du cinéma québécois, voire international, Xavier Dolan nous livre ici une œuvre aboutie en référence à son premier film « J’ai tué ma mère ». Et il était temps que Cannes lui fasse les honneurs de la compétition en sélection officielle, ce qui ne devrait pas manquer de le faire figurer au Palmarès. Car ce cinquième film a bien l’air de mettre tout le monde d’accord en faisant la quasi-unanimité ; dommage que le Jury n’en tienne pas compte lors de sa délibération. Avec une standing ovation après la projection officielle et une pluie d’applaudissements, sans aucun sifflet, après la diffusion à la presse et aux festivaliers, on peut dès lors considérer que ces signes ne trompent pas : « Mommy » est le ou un des favoris à la Palme ou à toutes les autres catégories, prix d’interprétation obligatoire pour Anne Dorval, Grand prix, Prix du Jury, Prix d’interprétation masculine pour Antoine-Olivier Pilon et prix de la mise en scène… Une redoutable concurrence pour les frères Dardenne.
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En route pour une 3ème Palme d'or ? Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
20-05-2014
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Sandra (Marion Cotillard), aidée par son mari (Fabrizio Rongione), n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son boulot.
Rencontre avec les frères Dardenne.
 
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UCR - "Amour fou" Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
17-05-2014
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En photo : l’actrice luxembourgeoise Marie-Paule von Roesgen, interprétant la tante de Heinrich von Kleist.
Copyright Thibaut Demeyer

 
Etre en sélection à Cannes est déjà un beau cadeau offert par le monde du cinéma. Etre en sélection officielle dans la section « Un Certain Regard » et s’entendre dire par Thierry Frémaux himself « nous avons beaucoup, beaucoup aimé ce film et c’est pour cela que nous l’avons sélectionné » est un moment qu’un réalisateur ou plutôt une réalisatrice n’oubliera jamais. En plus, on ajoute la présence dans la salle d’un grand réalisateur comme Claude Lelouch et Jessica Hausner gardera ce moment gravé à tout jamais dans sa mémoire tout comme le tonnerre d’applaudissements recueilli à l’issue de la projection officielle. Pourtant, nous raconter cet « Amour fou » était au départ bien plus un pari fou qu’une œuvre cinématographique qui allait enthousiasmer la Croisette. 
Dernière mise à jour : ( 17-05-2014 )
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« Ce que je ne t’ai pas dit, tu le sais déjà » Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
15-05-2014
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Tombouctou, ville réduite au silence, parce que des Djihadistes  sèment la terreur et imposent de multiples sévices à des hommes et des femmes dont le combat silencieux est de rester dignes et optimistes et ainsi gagner la course pour la vie…

Pour Abderrahmane Sissako, le monde est ainsi fait que l’on parlera en priorité du dernier modèle de téléphone portable plutôt que de l’horreur qui reste omniprésente dans le monde car elle fait partie du quotidien et en est par là tout à fait banalisée.

Partant d’un fait réel, et abandonnant le documentaire pour la réalisation d’un long métrage, le réalisateur mauritanien signe ici une œuvre sensible parlant d’amour et de vrai courage pour tous ceux qui continuent à vivre malgré l’oppression, la terreur, le chaos et l’extrémisme religieux.

 
Ouverture princière Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
14-05-2014
Photo : Thibaut Demeyer
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Froid. C’est le qualificatif qui convient à l’accueil, par les journalistes, du film d’Olivier Dahan « Grace de Monaco » avec dans le rôle-titre Nicole Kidman. Il n’y a malheureusement eu que des sifflets pour accompagner le générique de fin lors de sa projection à la presse.

 
Photo : Thibaut Demeyer
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Polémique. Le film a suscité pas mal de réactions, sur le Rocher, de la part de la famille Grimaldi. Lors de la traditionnelle conférence de presse, le réalisateur de « la Môme » s’est expliqué en déclarant qu’il ne s’agissait pas d’un biopic mais d’une volonté de rendre hommage aux femmes qui se sacrifient par amour. Grace de Monaco étant un personnage célèbre, il a trouvé alors intéressant de parler de cette actrice devenue Princesse. Nicole Kidman s’en défend à son tour car, comme il s’agit avant tout d’une maman, que certains passages relèvent certes de la fiction mais d’autres sont bien la vérité, elle imagine parfaitement que dans la même situation, ses enfant auraient agi de la même manière pour la protéger. Aux côtés de Nicole Kidman, habituée de la Croisette car c’est la troisième année consécutive qu’elle vient à Cannes après avoir été membre du Jury l’année dernière, on retrouve Tim Roth dans le rôle du Prince Rainier.

Dernière mise à jour : ( 14-05-2014 )
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Palmarès et premier bilan en présence d'Emmanuelle Béart Version imprimable Suggérer par mail
Le coin du cinéphile
Écrit par LEPAGE Brigitte   
24-03-2014
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Ce samedi 22 mars s’est déroulée au Cercle de Wallonie, sous la forme d’un diner de gala réunissant près de 300 convives, la soirée de clôture du festival Imagésanté 2014, placée sous le parrainage d’Emmanuelle Béart.

En ouverture de la soirée, Emmanuelle Béart a souligné son fort attachement au festival et a clamé son grand intérêt pour le secteur du film documentaire. Pour la prochaine édition d’Imagésanté, elle a déclaré ne plus vouloir revenir en marraine, mais plutôt en membre d’un jury, afin de pouvoir découvrir la nouvelle sélection de films sur la santé qui y sera proposée!  Ensuite, Maureen Louys et Philippe Longtain ont appelé sur scène Philippe Kolh, le président heureux d’Imagésanté, les présidents des divers jurys et les partenaires officiels du festival pour découvrir les prix et remettre leurs trophées aux nombreux lauréats.

 
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FIFF Namur - Jury Junior 2014 Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
24-03-2014
Jury Junior 2013
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Présélection ce samedi 29 mars à Namur : les inscriptions sont ouvertes.
Dernière mise à jour : ( 24-03-2014 )
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En leur âme et conscience Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par Thibaut DEMEYER   
21-02-2014
Photo : Thibaut Demeyer
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Durant une semaine, nous avons vécu pleinement l’amour avec ses bons et moins bons côtés tels que présentés dans certains films. La trentième édition du Festival International du Film d’Amour de Mons se referme sur un palmarès émouvant et juste parsemé de souvenirs éblouissants et de moments aussi grands, beaux, fabuleux qu’un destin signé Amélie Poulain !

On nous avait promis des stars, nous les avons vues et même rencontrées, même si certaines ont joué à l’étoile filante : à peine arrivées qu’elles étaient déjà reparties. Mais peu importe, elles étaient là et c’est le principal.

 

Photo : Thibaut Demeyer
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"Je m'en tire bien" Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par Thibaut DEMEYER   
21-02-2014
Photo : Thibaut Demeyer
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Eh oui, toutes bonnes choses ont une fin et le Festival du Film d’Amour de Mons ne faillit pas à la tradition. Nous voici donc déjà à la cérémonie de clôture et au palmarès qui sera ponctué d’une avant-première à travers le film de Cécile Telerman « Les yeux jaunes des crocodiles » en présence de la réalisatrice mais également de Jacques Weber et Samuel Le Bihan.

Dans la course aux demandes d’interviews, c’est Samuel Le Bihan qui a franchi la ligne d’arrivée avec, et pour des raisons indépendantes de sa volonté, un léger retard sur le planning. Du coup, l’interview sera moins longue que prévue mais sera très intense, riche et hyper sympathique. Que demander de plus ?


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Le plaisir de jouer Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par Thibaut DEMEYER   
20-02-2014
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La beauté, tant que l’on peut la préserver, il faut en prendre soin surtout lorsque l’heure de la cinquantaine a frappé depuis quelque temps et que l’on est une actrice. C’est en tout cas comme cela que Corinne Touzet voit les choses. Pourtant, en tant qu’actrice, on ne peut pas dire qu’elle monopolise les écrans, qu’ils soient petits ou grands. Oui, à une époque que les moins de dix ans ne peuvent pas connaître, elle a accompagné des millions de Français, Belges et autres durant leur soirée grâce à la série télé « Une femme d’honneur ». Mais depuis ? Corinne Touzet fait un peu de théâtre et beaucoup de production tout en espérant qu’un jour, quand même, le cinéma lui fera de l’œil.

C’est en tant que membre du Jury officiel du Festival de Mons que nous l’avons rencontrée. Un planning trop serré nous a empêché d’approfondir l’entretien et une fatigue excessive est la cause exclusive d’un refus photographique et d’une captation vidéo. Et bien entendu, n’y voyez pas un caprice de star !

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"Tiens, si on rendait hommage à Darmon ?" Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par Thibaut DEMEYER   
20-02-2014
Photo : Thibaut Demeyer
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On vous connaît comme acteur mais aussi comme chanteur. Est-ce que le passage du cinéma à la chanson est difficile ?

Non, je ne sais pas s’il y a vraiment un passage car c’est un domaine totalement différent. Peut-être que l’acteur sert le chanteur ou vice versa, je n’en sais rien. Pour jouer la comédie, il faut une bonne oreille aussi. Pour moi, c’est complémentaire et à la fois tellement différent.

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Hasta Manana Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par Thibaut DEMEYER   
20-02-2014
Photo : Thibaut Demeyer
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Les Festivals de cinéma ont cette particularité de nous faire découvrir des films que nous n’aurions peut-être pas été voir en dehors de ces périodes festives. « Hasta Manana » fait partie de ces films qui, sans Festivals, passerait probablement à la trappe en dépit de sa qualité cinématographique. Car oui, Hasta Manana fait partie de ses bonnes surprises de ce Festival de Mons. Réalisé par Olivier Vidal, 36 ans, et Sébastien Maggiani, 17 ans, « Hasta Manana » est le premier long métrage de ce duo qui pourrait très bien faire parler d’eux dans quelques années. Mais nous en reparlerons lors de sa sortie en salles. Pour l’heure, nous vous proposons l’interview réalisée sympathiquement autour d’une table d’hôte lors du Festival du Film d’amour de Mons.

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Trois questions à Béatrice Dalle Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par Thibaut DEMEYER   
19-02-2014
Photo : Thibaut Demeyer
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Présente au Festival d’amour de Mons pour le film d’Yvan Lemoine « Rosenn » et pour « Les rencontres d’après minuit », Béatrice Dalle fait partie de ces actrices qui aiment jouer le jeu des traditions lorsqu’elle est invitée quelque part. Dès lors, après la conférence de presse d’Yvan Lemoine, la voici face au public pour un échange convivial et sympathique mené de main de maître par le délégué général du Festival André Ceuterick.

Béatrice Dalle s’est offert une place au soleil dès son premier film « 37°2, le matin » de Jean-Jacques Beineix alors qu’au départ, elle ne pensait pas devenir une actrice mais plutôt rester dans le mannequinat. Après ce succès inattendu de « 37°2 le matin », Béatrice Dalle, dans le cinéma, n’a plus vraiment fait de grosses vagues mais cela ne l’empêche pas de tourner avec de très grands noms. « Non, je ne lis pas les scénarios, je m’en fiche » aime-t-elle déclarer ajoutant « seul le réalisateur compte. S’il me plaît, je tourne. » C’est que Béatrice Dalle a aussi son franc parler, ce qui n’est pas déplaisant.

C’est donc à notre tour de lui poser trois questions auxquelles elle a répondu avec spontanéité, honnêteté et sympathie.


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Coup de coeur à Dominique Pinon Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par Thibaut DEMEYER   
18-02-2014
 
 
Photo : Thibaut Demeyer
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Le second coup de cœur du 30è Festival du Film d’ Amour de Mons a été attribué à Dominique Pinon dont la carrière a été marquée par ses nombreuses collaborations avec Jean-Pierre Jeunet. « Delicatessen » étant le film qui l’a révélé au grand public. Bien avant, Jean-Jacques Beinex lui avait offert un rôle dans « Diva », Claude Lelouch bien avant « Roman de Gare » dans « Partir, Revenir », Daniel Vigne dans « Le retour de Martin Guerre » où Dominique Pinon décroche sa première nomination aux César. Aujourd’hui, il est plus qu’une simple gueule du cinéma français mais bien un acteur atypique qui « se contente de faire ce qu’on lui demande » nous a-t-il confié. Rencontre.

 

 

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"Tu n'abandonnes jamais toi !" Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
17-02-2014

 

Photo : Thibaut Demeyer
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Révélé dans « Tous ça pour ça » de Claude Lelouch en 1993, au sommet de l’affiche avec « Pédale douce » de Gabriel Aghion, Jacques Gamblin était, avec son réalisateur Niels Tavernier, l’un des acteurs attendus durant le 30è Festival International du Film d’Amour de Mons.

 

 

Photo : Thibaut Demeyer
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Risi, Gassman, Mastroianni et Fellini ne sont pas morts Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
15-02-2014

 

Photo : Thibaut Demeyer
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Le Festival de Mons fête ses 30 ans. C’est un anniversaire, lorsque l’on a la chance d’y participer, où l’on ne peut arriver les mains vides. A événement exceptionnel, présentatrice exceptionnelle en la personne de Caterina Murino, ancienne James Bond girl (Casino Royal), qui a rendu un magnifique hommage au maître italien Ettore Scola.

C’est ainsi qu’il a offert au Festival et à ses festivaliers son nouveau film « Che Strano Chimarsi Frederico » ou comment il raconte Fellini à travers ses souvenirs personnels depuis le début des années 50. Avec la participation de sa fille à l’écriture et de son petit-fils, Tommaso, en jeune acteur interprétant le Fellini des débuts, la ressemblance ressuscite incroyablement l’un des plus grands génies du cinéma : « Il y a un dialogue avec Risi, Gassman, Mastroianni et Fellini qui ne s’est jamais interrompu. Pour moi, ils ne sont pas morts » a conclu le maître.

 

Photo : Thibaut Demeyer
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Quand on veut, on peut Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par Thibaut DEMEYER   
15-02-2014
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Se rendre à un Festival de cinéma, quel qu’il soit, c’est un peu comme aller à la pêche. On espère revenir avec dans son panier de belles et bonnes surprises. Cette année, le 30ème Festival du Film d’amour de Mons nous a permis de vivre ces bonnes surprises et notamment grâce à la projection du film italien « Italian Movies », une comédie humaine remplie de fraîcheur et d’enthousiasme sous la direction de Matteo Pellegrini dont c’est le premier long métrage.


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Balasko est « trop » et Leconte est bon ! Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
14-02-2014
Photo : Thibaut Demeyer
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Entièrement rénové depuis les dégâts dus à une violente tempête, le Théâtre Royal de Mons a retrouvé toute sa valeur et son plaisir d’accueillir la traditionnelle soirée d’ouverture du Festival du Film d’amour de Mons. 30 ans ! Trente ans d’amour cinématographique que le Festival partage avec ses cinéphiles, professionnels et journalistes. Trente ans que des noms prestigieux du 7e Art foulent le tapis rouge. Cette année, le Festival n’a pas failli à sa réputation, s’offrant comme Marraine la pétillante Josiane Balasko qui est loin d’avoir la langue dans sa poche ! Micro en main, après avoir pris ses marques sur les planches du Théâtre, Josiane Balasko commence son discours en commentant l’extrait des « Bronzés » qui vient d’être projeté : « Comme on dit, il y a 20 ans, donc, il y a prescription. Nous étions très jeunes tous les deux (sous-entendu elle et Thierry Lhermitte que l’on a vu dans l’extrait), non tous les trois puisque Patrice Leconte était là aussi. A l’époque on n’avait peur de rien » dit-elle d’un air un peu nostalgique.

 

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La "Promesse" de Leconte Version imprimable Suggérer par mail
2014
Écrit par LEPAGE Brigitte   
14-02-2014
Photo : Thibaut Demeyer
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Il y aura 72 ans ce 22 février 2014 que Stefan Zweig, écrivain juif autrichien ami de Sigmund Freud, dramaturge, journaliste, et biographe, né à Vienne le 28 novembre 1881, est mort par suicide à Petrópolis au Brésil où il s’était exilé en 1933 quand Hitler a accédé au pouvoir, laissant dans le domaine public une œuvre monumentale dans laquelle Patrice Leconte puise pour adapter la nouvelle "Voyage dans le passé" en un long métrage « Une promesse », choisi pour l’ouverture de ce 30è Festival International du Film d’Amour de Mons.


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Tout pour une chouquette Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par Thibaut DEMEYER   
15-11-2013
   Après s'être exprimé à travers le cinéma d'animation avec notamment "Les Triplettes de Belleville", Sylvain Chomet  goûte à la mise en scène de personnages réels grâce au film collectif "Paris, je t'aime". Une mise en bouche qui a donné naissance à son premier long métrage "Attila Marcel" avec un Guillaume Gouix épatant secondé par Anne Le Ny, Bernadette Lafont dans son dernier rôle et Hélène Vincent.
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Ne pas se fier aux apparences Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par Thibaut DEMEYER   
14-11-2013
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Voilà que notre Jolitorax des aventures d'Astérix et Obélix au service de sa Majesté s'est lancé dans la réalisation d'une comédie autobiographique qui a scotché la Quinzaine des réalisateurs à Cannes (Lauréat du Art Cinema Award et du prix SACD), le Festival de Deauville (prix "Michel d'Ornano") et le Festival du Film francophone d'Angoulême (Valois d'Or et du Valois du public). Avec un premier film, "Les garçons et Guillaume, à table !", Guillaume Gallienne est devenu la nouvelle coqueluche du cinéma français.
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On aurait mieux fait de ne pas venir Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par STEVENART Alain   
13-11-2013
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C’est dimanche et Marius a décidé d’emmener sa fille à la mer pour quelques jours. Marius n’a pas de voiture et il doit emprunter celle de son père. La visite chez Papa/Maman manque de tourner au drame mais, finalement, s’arrange. Marius arrive chez son ex-femme et là, rien ne va plus. L’ex-femme, Otilia, n’est pas là, la petite Sofia est malade. La mère et le nouveau compagnon d’Otilia sont bien décidés à ne pas laisser Marius exercer son droit de visite … Evidemment, cela va tourner vinaigre.
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Chaos d'une vie familiale Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par Thibaut DEMEYER   
12-11-2013
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Le cinéma roumain continue à surprendre et parfois même à donner de véritables leçons de cinéma. Pour preuve "Papa vient dimanche" de Radu Jude n'hésite pas à bousculer le spectateur à travers ce drame familial qui, à chaque instant, risque de tourner au fait divers.
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Amilcars 2013 Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
08-11-2013
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Au cours de son dernier week-end, le Festival du Film Italien de Villerupt propose traditionnellement au public de voir ou revoir tous les films primés durant l’édition en cours, et ce jusqu’à la clôture intervenant le lundi 11 novembre 2013. Sur les 71 films présentés cette année, 21 ont concouru dans les différentes compétitions de cette 36e édition qui a également proposé de nombreux films hors compétition : d’une part le panorama (films sortis dans l’année) et d’autre part la rétrospective. Cette dernière portait sur deux thèmes : « le cinéma et la région des Pouilles » et « l’année 1963 ». Sur les 21 films en compétition, 5 ont été primés par des jurys différents et ont reçu un des célèbres Amilcars, trophées créés par Amilcar Zanoni, sculpteur italo-lorrain décédé en 2009.
 
 
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Gravity Version imprimable Suggérer par mail
Critique
Écrit par LEPAGE Brigitte   
28-10-2013

    Gravity de Alfonso CUARON
   Actuellement dans les salles
   Critique : Thibaut Demeyer
 
 
 
 
Si nous admettons que le succès public d'un film n'est pas un label de qualité, alors nous sommes aussi en droit de nous demander si la qualité des effets spéciaux est suffisante pour faire d'un long métrage un chef d'œuvre.
 
Dernière mise à jour : ( 29-10-2013 )
 
Malavita Version imprimable Suggérer par mail
Critique
Écrit par LEPAGE Brigitte   
23-10-2013
  Malavita de Luc BESSON
  Actuellement dans les salles
  Critique : Thibaut Demeyer
 
 
 
 
A force d'être critiqué et jalousé sur l'hexagone, Luc Besson s'est carrément expatrié aux Etats-Unis pour tourner une comédie/action avec un casting américain à faire d'autant plus pâlir ses détracteurs français. Il pousse même le bouchon encore plus loin en situant l'action de "Malavita" en Normandie où Robert De Niro, Michele Pfeiffer et Tommy Lee Jones ont pris leur quartier. Voici donc quelques pieds de nez que Luc Besson adresse à la France et il  a bien raison !
 
"Splendid" Josiane Balasko Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
05-10-2013
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Avec 30 ans « au service » du 7è Art, Josiane Balasko ne pouvait que marquer de son empreinte le cinéma français.
Cheveux blonds, chemisier bariolé et pantalon noir classique. Josiane Balasko est une star mais ne se la pète pas. Tout le long du trajet qui la conduit à la salle Eldorado, elle signera avec le sourire les autographes et posera avec les fans. Un parcours qui aura pris plus de temps que prévu, preuve de son immense popularité pour cette actrice/réalisatrice qui marque de son empreinte le cinéma français depuis plus de trente ans.
 
Josiane Balasko, invitée coup de cœur :  au Splendid, c’est moi qui permettais qu’on n’écrive pas trop des conneries ! »
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Reda Kated : prix d'interprétation Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
05-10-2013
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Peut-on avoir votre impression à chaud pour votre Bayard d'Or du meilleur comédien pour le film de Claire Simon "Gare du Nord" avec Nicole Garcia ?
Je suis très heureux, très reconnaissant vis à vis du jury qui m'a décerné ce prix. Et très heureux d'être dans ce Festival qui m'a apparu comme quelque chose de bouillonnant, une espèce de place de village du monde tout comme on voulait faire de "Gare du Nord".
Connaissiez-vous le Festival de Namur ?
Oui mais uniquement de réputation.  Je suis venu pour la première fois il y a trois jours. Malheureusement,  je n'ai pas pu suivre la sélection mais je vais demander pour la voir en dvd car j'ai l impression que la sélection était de très bonne qualité.
Pour un acteur français, est ce qu'un tel prix est important pour sa carrière ?
Je ne pense pas en terme de carrière,  j'essaie seulement de tracer un chemin. Je n'ai pas de plan de carrière. Par contre, pour moi, la Belgique est un grand pays de cinéma. Et pour la première fois que je reçois un prix, je suis très,  très heureux de le recevoir ici.
Thibaut Demeyer
 
Tokyo Anyway Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
04-10-2013

Photo : Brigitte Lepage
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La vingtaine, décennie de l'insouciance, celle du début de la vie où tous les espoirs sont permis, où l'on se permet de croire de manière orgueilleuse que la vie nous appartient et qu'elle sera belle. La quarantaine, début des désillusions, la décennie bilantaire où les espoirs de la vie s'amenuisent d'année en année, où la vérité de la vie nous ramène à la dure réalité. Ou au contraire, la quarantaine peut aussi être la décennie d'une vie aboutie, où les rêves de nos vingt ans sont devenus réalité.

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Les âmes de papier Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
04-10-2013
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Vincent Lannoo, en compagnie de son scénariste François Uzan, nous plonge dans la métempsycose à travers "Les âmes de papier" coproduit par la société luxembourgeoise Samsa Film.

La mort. Quoi de plus noir que la mort et les histoires qui tournent autour ? Vincent Lannoo a le chic de toujours se trouver là où on ne l'attend pas. Après l'épineux problème de la pédophilie au sein de l'Eglise catholique, le voici prédicateur de la grande faucheuse. On dirait qu'il a passé un pacte avec elle pour s'assurer d'augmenter son capital vie et ainsi continuer à amuser son public.

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Vincent Lindon à côté de la plaque Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
08-09-2013

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Une météo estivale, des stars qui jouent le jeu et une sélection plus raffinée qu'en 2012, ont enthousiasmé les festivaliers. Toutes les conditions favorables à un beau et grand festival étaient donc réunies. L'unique ombre au tableau a été la décision du jury, présidé par Vincent Lindon, d'octroyer le grand prix au film "Night Moves" de Kelly Reichardt.

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Un Ovni dans la compétition Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
06-09-2013

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Avant-dernier film de la compétition, le troisième long métrage du réalisateur américain Jim Mickle était attendu comme un véritable ovni dans la compétition du Festival du film américain de Deauville. Et pour cause : interdit au moins de 16 ans en France, "We are what we are" a été annoncé d'emblée comme le film d'épouvante à aller voir, ou à éviter.

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Entre les deux mon coeur balance Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
05-09-2013

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L'inconnu Fredrik Bond nous présente pour son second long métrage (le premier étant un film d'épouvante non distribué tant en France qu'en Belgique) un film d'action rehaussé de romantisme. Le résultat est assez surprenant et pas si mauvais que cela pour autant que l'on accepte de considérer "The Necessary Death of Charlie Countryman" comme un divertissement au casting, toutefois, prestigieux : Mads Mikkelsen, Shia Laboeuf et Evan Rachel Wood.

 

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Parkland : une autre vision Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
04-09-2013

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Une fois de plus, l'Amérique tente de chasser ses démons. Quand il ne s'agit pas du Vietnam, de l'Irak, la traite des Noirs, c'est l'affaire JFK qui remonte en surface avec encore et toujours, 50 ans après l'attentat, ces sempiternelles questions : "qui a assassiné JFK ?"; "qui a commandité ce meurtre ? ", "Lee Harvey Hoswald est-il le véritable assassin ? "; "Est-il l'unique tireur ? " Tant de questions qui restent en suspens et qui ne trouvent toujours pas de réponses à travers "Parkland" qui d'ailleurs n'est pas du tout le but de l'histoire.

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A travers cette œuvre, nous allons vivre l'après attentat, les moments encore jamais réellement montrés au cinéma comme les efforts fournis par le personnel hospitalier qui a accueilli le Président, pour sauver JFK mais aussi le traumatisme vécu par ce personnel après la mort du Président. Traumatisme également vécu par l'auteur des images amateurs de l'attentat. Film qui sera le plus visionné au monde. Puis on assistera à des moments pathétiques comme l'embarquement du cercueil dans "Air Force One" qui devra subir quelques modifications pour accueillir ce qui n'était nullement prévu, un cercueil présidentiel. Et enfin, "Parkland" nous emmènera auprès de la famille de Lee Harvey Oswald, une mère persuadée que son fils faisait partie des services secrets et puis un frère, père de famille tranquille et bien sous tout rapport qui est encore à l'heure actuelle persuadé que son frère est l'unique responsable de l'assassinat de Kennedy. Puis il y a ce parallèle entre l'homme qui était le plus puissant au monde et son assassin présumé. Le premier ayant droit à un enterrement de grande classe alors que pour Lee Harvey Oswald, il n'était même pas prévu de porteurs de cercueil.
C'est évident, "Parkland" ne nous apprend rien sur la mort de JFK et encore moins sur ses commanditaires mais il a au moins le mérite de nous emmener là où personne ne l'avait encore jamais fait. Pour la vérité, il faudra encore patienter quelques années même si la plupart des protagonistes sont aujourd'hui décédés.

Brigitte Lepage

 
LE film coup de poing ? Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
02-09-2013

Le bruit courait dès l'annonce de la sélection par l'organisation du Festival que "Fruitvale Station" allait être le film coup de poing de cette 39é édition. Un bruit qui a tout lieu d'être car ce drame, tiré d'un fait divers authentique, à savoir l'homicide d'un jeune noir dans une station de métro à New York par un policier, est une œuvre parfaitement maîtrisée.
Alors que le réalisateur aurait pu jouer sur la facilité en prenant le chemin de la haine, du règlement de compte face à une société décidément bien raciste, par la remise en cause de la justice, il a été bien plus subtil en se contentant de décrire les faits tels que rapportés par les témoins et faire un portrait du malheureux jeune père de famille qui semblait bien sympathique.  Le réalisateur Ryan Coogler a également évité le piège du larmoyant à souhait tant par la scène finale que par la musique.
Il n'y a pas de doute "Fruitvale Station" a de grandes chances de se retrouver au palmarès.

Brigitte Lepage

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The Retrieval Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
02-09-2013

En marge de la guerre de Sécession, un jeune garçon est envoyé au nord du pays par un gang de chasseurs de primes afin de retrouver la trace d'un homme recherché par la justice. On assiste ici au combat entre la conscience du jeune garçon et l'appât du gain, avec des images de très bonne qualité, road movie en dehors des clichés.  Un combat pour la liberté car chaque homme profite de sa supériorité, de son pouvoir pour sauver sa peau, sa vie, par égoïsme, par privilège d'une vie meilleure.

Brigitte Lepage

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Entre l'amour et le deuil Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
02-09-2013

Chaque festival contient son lot de films peu conventionnels. Cette année, c'est M. Blash qui s'y colle à travers son quatrième film "Wait". Un drame qui a bien du mal à prendre ses marques. L'histoire de deux sœurs qui viennent de perdre leur mère et dont l'une souhaite garder le corps à la maison parce qu'elle est persuadée que sa mère va revenir à la vie, pourrait nous faire croire que M. Blash traite des difficultés et la douleur du deuil. Mais c'est sans compter sur une histoire d'amour qui se greffe autour de la seconde sœur. Histoire d'amour qui va prendre une tournure plutôt déjantée.  Du coup, M. Blash se dirige plutôt vers le cinéma expérimental sans pour autant dépasser l'ersatz de ce genre de cinéma réservé aux grands maîtres. 

Brigitte Lepage

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Un western au Palmarès ? Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
01-09-2013

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Avec seulement leur second long métrage, les frères Miller créent la surprise sur les Planches deauvillaises avec "Sheriff Jackson", un western et une histoire de vengeance rempli d'originalité sans pour autant faillir aux codes des western. Un scénario de qualité, une mise en scène sobre et efficace, une photographie soignée et surtout un Ed Harris au mieux de sa forme sont autant d'atouts qui nous font croire et espérer que les frères Miller seront au rendez vous du palmarès prévu dimanche prochain.

Brigitte Lepage

 
On se divertit à la Maison-blanche Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
01-09-2013

On prend un Président noir, un conflit armé avec les pays arabes créé de toute pièce par des taupes au sein même de l'entourage du Président, on met le feu en engageant une guerre nucléaire mondiale ou presque et on obtient des tirs, explosions en tous genres : pure Entertainment made in USA.
Roland Emmerich possède une vraie passion à tout détruire. Cette fois, c'est la Maison blanche qui est sa cible. A coups de clichés et de prévisions, il mettra 2h15 pour donner l'illusion que la Maison blanche sera sur les genoux. Mais c'est sans compter sur la bravoure d'un de ses agents aussi courageux qu'efficace. Roland Emmerich reste dans un cinéma de prédilection avec des scènes d'action aussi spectaculaires les unes que les autres avec bien entendu la bannière étoilée en toile de fonds et une fois encore un Président héroïque comme dans "Independance Day". Un nouveau film d'Emmerich mais rien de nouveau dans le 7ème Art.

Brigitte Lepage

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White House Down Version imprimable Suggérer par mail
Critique
Écrit par LEPAGE Brigitte   
01-09-2013

  White House Down de Roland Emmerich

 Actuellement dans les salles

 Critique : Thibaut Demeyer

 

 

Dernière mise à jour : ( 07-09-2013 )
 
Une star pourrait en cacher une autre ? Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
31-08-2013

On espérait, on attendait la venue de Woody Allen pour la présentation de son nouveau film, et meilleur depuis "Match Point" en 2002, "Blue Jasmin" avec Cate Blanchett. Malheureusement, Woody Allen , alors que l'Europe lui voue un culte sans limite, a brillé de son absence, laissant seule Cate Blanchett venir chercher son hommage et défendre le film face à une presse plutôt mollassonne et très politiquement correcte dans ses questions.

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En dépit de cette absence, l'évènement était tout de même de taille, d'autant plus que Cate Blanchett est bien partie pour faire partie des favorites à l'obtention d'un second Oscar pour la meilleure actrice. Tout Deauville était donc prêt pour accueillir cette belle australienne venue pour la première fois fouler les planches deauvillaises.  Tout le monde était sur son 31, tout le monde était à la fête, sauf Cate Blanchett qui a offert le minimum syndical à la presse lors de la traditionnelle conférence et qui, quelques minutes plus tard, s'est offert le luxe de se faire siffler par les fans lors de l'inauguration de sa cabine sur les Planches.  Alors que la tradition veut que la star mise à l'honneur fasse quelques pas sur les Planches pour rejoindre sa cabine, Cate Blanchett a préféré prendre la voiture jusqu'aux barrières Nadar et ainsi, non seulement ne faire que quelques pas mais surtout tourner le dos et ignorer les fans agglutinés contre ces barrières depuis des heures. Cérémonie terminée, elle a accepté de signer une petite poignée d'autographes avant de remonter en voiture, sans se retourner, et sous les huées et coups de sifflets des fans furieux.

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Le soir, l'interrogation se portait sur son comportement sur le tapis rouge. A la grande surprise des agents de sécurité, du public, des photographes et même du protocole, Cate a fait arrêter la voiture au tout début du tapis rouge pour aller à la rencontre de ceux et celles qui l'avaient sifflée quelques heures auparavant. Elle s'est donc soustraite au jeu des autographes et photos souvenirs avant de venir poser de manière très professionnelle devant les photographes.
Comme quoi à Deauville, toutes les belles histoires ne sont pas nécessairement racontées sur la toile blanche !

Brigitte Lepage

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Photo : Thibaut Demeyer

 

 
Une leçon d'histoire Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Brigitte   
31-08-2013

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"Le Majordome" faisait partie de ces films attendus sur les Planches deauvillaises. Et pour cause, son réalisateur Lee Daniels avait décroché ici-même en 2009 le Prix du jury pour "Precious", film qui sera également Oscarisé à deux reprises.

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Photo : Thibaut Demeyer

Militant pour la cause des Afro-américains qu'il tente de motiver à aller voter, Lee Daniels ne pouvait pas passer à côté des entretiens réalisés par Will Haygood, journaliste au Washington Post, racontant l'histoire vraie de Cécil, fils d'esclave devenu majordome à la Maison blanche, sous les ordres de sept Présidents. -
Certes, de prime à bord, il n'y a pas de rapport entre l'histoire d'un majordome et le militantisme pour les droits des Afro-américains; et c'est là que réside toute la subtilité de l'œuvre de Lee Daniels qui rend hommage à tous ceux et celles qui se sont battus pour instaurer les droits civiques aux citoyens afro-américains. Un hommage qui est donc rendu à travers les souvenirs de Cécil, qui était un majordome fortement apprécié mais un père confronté à un fils qui voulait et qui arrivera à  changer le monde.
Avec des moyens financiers conséquents mais sans jamais tomber dans le cliché des grosses productions américaines, Lee Daniels dresse un portrait juste et efficace d'une Amérique à double vitesse à une époque où les "nègres" étaient considérés comme du bétail. Mettez ce film aux mains d'un Spike Lee et vous aurez un règlement de compte. Entre les mains de Lee Daniels, cela devient une leçon d'histoire où quelques images d'archives bien choisies viennent soutenir les grandes lignes de l'histoire du pays de l'Oncle Sam. Toutefois, Lee Daniel nous fera grâce des images d'archives concernant l'attentat de JFK ou de Martin Luther King. Images vues et revues et qui n'aurait rien apporté de conséquent au film.
Dans le rôle du majordome, on retrouve un Forrest Whitaker amaigri et au sommet de sa carrière.

Brigitte Lepage

 
Blue Jasmine Version imprimable Suggérer par mail
2013
Écrit par LEPAGE Br