SUNDANCE 2009
Sundance : une mention spéciale pour la France Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LOYS Christine   

Le Festival de Sundance s'est achevé traditionnellement par la remise des récompenses aux diverses catégories de films en compétition. Le film français de Gustave Kervern "Louise Michel" a reçu une mention spéciale du Jury pour l'originalité de son scénario, mais c'est le film britannique "An Education" de Lone Scherfig qui a reçu le prix de la fiction étrangère. Ce long-métrage raconte l'histoire d'une jeune fille de 16 ans qui veut rentrer à Oxford et qui rencontre un homme qui va changer sa vie ainsi que celle de ses parents. Pour les documentaires étrangers, c'est"Rough Aunties", de Kim Longinotto pour les Britanniques encore, qui a remporté le Prix du Jury. L'histoire se passe à Durban en Afrique du Sud. Chez les Américains, c'est "We Live in Public" que le Jury a récompensé dans la catégorie des documentaires alors que le film "Push" de Lee Daniels remportait le grand prix du Jury pour les fictions. Là encore, c'est l'histoire d'une jeune fille qui lutte pour sortir de Harlem et de ses difficultés.
Moins brillant que les années précédentes, ce festival a cependant rempli son directeur Geoffrey Gilmore de joie "car il a permis de recentrer le festival sur ce qui est son essence propre, l'art du cinéma indépendant. Les tractations qui se sont déroulées en coulisses entre les réalisateurs, les producteurs et les distributeurs promettent, en tout état de cause d'assurer un bon nombre de diffusions dans les mois à venir. "Elles sont aussi fructueuses que les autres années et cela malgré la crise" continue Gilmore. La venue en Europe et la notoriété des films retenus se verra dans les mois à venir. La place de Sundance dans l'industrie du cinéma demeure la première au monde et n'est pas, apparemment mise en cause par quiconque. Encore de beaux jours à venir pour Park City et Robert Redford.

 
Sundance Film Festival 2009 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LEPAGE Brigitte   

Grand Jury Prize
U.S. Dramatic: “Push: Based on the novel by Sapphire,” directed by Lee Daniels
U.S. Documentary: “We Live in Public,” directed by Ondi Timoner
World Dramatic: “The Maid (La Nana),” directed by Sebastián Silva (Chile)
World Documentary: “Rough Aunties,” directed by Kim Longinotto (United Kingdom)
Audience Award
U.S. Dramatic: “Push: Based on the novel by Sapphire,” directed by Lee Daniels
U.S. Documentary: “The Cove,” directed by Louie Psihoyos
World Dramatic: “An Education,” directed by Lone Scherfig (United Kingdom)
World Documentary: “Afghan Star,” directed by Havana Marking (Afghanistan/UK)
Directing Award
U.S. Dramatic: Cary Joji Fukunaga, “Sin Nombre”
U.S. Documentary: Natalia Almada, “El General”
World Dramatic: Oliver Hirschbiegel, “Five Minutes to Heaven” (UK/Ireland)
World Documentary: Havana Marking, “Afghan Star” (Afghanistan/UK)
Excellence in Cinematography
U.S. Dramatic: Adriano Goldman, “Sin Nombre”
U.S. Documentary: Bob Richman, “The September Issue”
World Dramatic: John De Borman, “An Education” (United Kingdom)
World Documentary: John Maringouin, “Big River Man” (U.S.A./UK)
Waldo Salt Screenwriting Award
U.S. Dramatic: Nicholas Jasenovec and Charlyne Yi, “Paper Heart”
World Cinema Screenwriting Award
World Dramatic: Guy Hibbert, “Five Minutes of Heaven” (UK/Ireland)
Documentary Editing Award
U.S. Documentary: Karen Schmeer, “Sergio”
World Documentary: Janus Billeskov Jansen and Thomas Papapetros, “Burma VJ” (Denmark)
Special Jury Prizes
U.S. Dramatic, for Spirit of Independence: “Humpday,” directed by Lynn Shelton
U.S. Dramatic, for acting: Mo'Nique, “Push: Based on the novel by Sapphire”
U.S. Documentary: “Good Hair,” directed by Jeff Stilson, written by Chris Rock, Jeff Stilson, Lance Crouther and Chuck Sklar
World Dramatic, for originality: “Louise-Michel,” directed by Benoit Delépine and Gustave de Kervern (France)
World Dramatic, for acting: Catalina Saavedra, “The Maid (La Nana)” (Chile)
World Documentary: “Tibet in Song,” directed by Ngawang Choephel (Tibet)

Loÿs Christine

 
Table ronde : Steven Soderbergh Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LOYS Christine   

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Photo : Loÿs Christine
Hier soir, Steven Soderbergh, himself, participait à une table ronde dont l'objet était de définir le cinéma d'Hollywood en comparaison avec celui de Sundance, celui des indépendants. Sa conclusion, indiscutable et indiscutée a été que la seule différence importante résidait dans le budget, certes mais surtout dans la qualité. "Il y a des bons films à Hollywood et des mauvais. Il y a aussi de bons films à Sundance mais pas seulement. Le cinéma indépendant n'a pas l'exclusivité de la qualité" a-t-il dit en substance. La question de la production de films sur internet a été abordée ainsi que la recherche de financements. "Peut-on en vivre ?". Au bout du compte, il faut toujours faire ses preuves. S'adapter ou mourir. C'est comme ça depuis toujours" a-t-il conclu.
Source : Daily Insider SFF 09

Dernière mise à jour : ( 04-02-2009 )
 
La France à l'honneur : rencontre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LOYS Christine   

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Photo : Loÿs Christine
Steven Sorderberg (Sexe, mensonges et vidéo), Quentin Tarantino (Reservoir Dogs), Jim Jarmusch (Night on Earth), ou encore les frères Joel et Ethan Coen (Sang pour Sang) sont des anciens de Sundance qui ont hautement justifié la confiance que Robert redford leur avait accordée. En 2006, la France avait remporté le Grand Prix du Jury du Meilleur Film Etranger avec 13 Tzameti de Gela Babluani, réalisateur français d'origine géorgienne. En compétition cette année, deux films français, Cliente de Josiane Balasko et Louise Michel de Gustave Kervern et Benoît Delepine.

Gustave Kervern répond à quelques questions des spectateurs qui viennent de voir le film
Pourquoi avoir choisi Louise Michel comme titre ?
C'est une femme exceptionnelle qui, au temps de la commune de Paris a lutté comme un homme. Elle s'habillait comme un homme et lorsqu'elle a été emprisonnée, elle a voulu rester dans la section des hommes. Elle est un exemple de résistance et de volonté.
Et la Picardie ?
C'est une région pauvre que je connais bien et que j'ai voulu montrer à cause de cela.
Quelle est votre ambition dans ce film ?
Je veux réveiller les gens. Je veux qu'ils se rebellent contre les gouvernements qui ne respectent rien ni personne. Il faut lutter. L'argent va aux banques et pas à ceux qui en ont le plus besoin. C'est une honte.
Et Sundance, qu'en pensez-vous ?
Nous étions ravis d'avoir été sélectionnés. J'espère que cela nous apportera un peu plus de notoriété et que les Etats-Unis nous ouvriront leur porte. Les résultats du film sont satisfaisants en Europe, mais nous espérons aussi être distribués Outre Atlantique.
Le festival lui-même me surprend un peu car c'est finalement assez intimiste et convivial. Pas de grande salle géante ni de décorum à l'américaine tel qu'on aurait pu s'y attendre. La réputation de Sundance est telle aux Etats-Unis et même en Europe maintenant que je suis tout de même plein d'espoir sur le potentiel des retombées.

Propos recueillis par Loÿs Christine

Dernière mise à jour : ( 29-01-2009 )
 
Une bouffée de culture et de liberté Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LOYS Christine   

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Photo : Loÿs Christine
C'est le Sundance Festival, mais on pourrait l'appeler le festival des réalisateurs. Ainsi le veut son fondateur Robert Redford, Bob pour tout le monde. Le fim d'ouverture," Mary and Max", a vu la célébration par Robert Redford lui-même, d' Adam Elliot qui a réalisé un long métrage d'animation très sensible et original. Les sujets d'actualité y sont traités avec délicatesse et sentiment. Une petite fille de 8 ans vivant à Melbourne et un homme obèse de 44 ans correspondent par courrier. Ils parlent d'amitié, d'autisme, de psychiatrie, d'alcoolisme, d'obésité, de religion, des relations sexuelles et surtout, d'amour.
A la Mecque des Mormons, le festival apporte une bouffée de culture, de liberté, et l'occasion de faire la fête pour les Utans. Les réalisateurs se sentent chouchoutés et les producteurs injustement délaissés. Au bout du compte, les 200 films projetés dans les cinémas et théatres de Park City, Salt Lake City, Ogden et Provo sont une opportunité unique offerte aux premiers films de se faire connaître et distribuer. Ils sont aussi une unique occasion de voir et de connaître ceux qui deviendront peut-être les célébrités de demain. Parmi ceux qui ont été découverts ici, Spike Lee, reconnaissant, revient avec "Passing Strange" un documentaire sur la vie d'un jeune noir à Amsterdam et Berlin.
En compagnie de Mathieu Kassowitz, Gustave Kervern représente la France avec son film "Louise Michel" qu'il qualifie lui-même de comédie noire. Josiane Balasko qui a été sélectionnée pour son film "Cliente" (French Gigolo en anglais) a déclaré forfait.

 

Dernière mise à jour : ( 04-02-2009 )
 
Le petit écran investit Park City Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LOYS Christine   

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Photo : Loÿs Christine
La conférence de presse traditionnelle de Robert Redford et Geoffrey Gilmore (Directeur de Sundance Institute) a précédé l'ouverture du 25è Sundance Festival. Robert Redford s'est réjoui de la simplicité  retrouvée et de l'importance que les films présentés en retiraient. En effet, peu de célébrités sont attendues à Park City. Demi Moore a fait le voyage pour accompagner Ashton Kusher, son mari, qui présentait son film Spread. Spike Lee s'est montré sans réserve, avenant et souriant comme on n'a pas l'habitude de le voir. Les fêtes sont nombreuses à Park City durant le festival. Les cafés et les restaurants sont réservés  chaque soir pour des soirées privées ce qui permet aux noctambules, pas toujours cinéphiles, de s'amuser toute la nuit. A noter un film sur l'histoire des Indiens "The Only Good Indian" par le réalisateur Kevin Wilmott. Ce professeur à l'université du Kansas présente ici un film remarquable par la qualité de son script et l'émotion historique qui s'en dégage. Le petit budget du film n'a pas empêché les acteurs, jeunes et beaux de s'exprimer intelligemment dans une réalisation de qualité. Ce matin, l'investiture du Président Obama, retransmise à la télévision, a laissé Park City et les festivaliers sans aucune occupation pour la matinée. Les cris et les larmes étaient de circonstance. Rien ne bougeait dans les rues, tout le monde était figé, pour une fois, devant le petit écran.

Dernière mise à jour : ( 04-02-2009 )
 
Sundance fête sa 25è édition Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LOYS Christine   

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Photo : Loÿs Christine
Le Sundance Film Festival est exceptionnel, unique en son genre et BOB (Robert Redford) un type incroyable. Il est vénéré ici et à juste titre. En fait, l'été qui précède le festival, il prend en charge une cinquantaine de réalisateurs en herbe (sur dossier et sur présentation d'un  petit film d'essai), idem pour les scénaristes, les cadreurs, les monteurs, les acteurs, les directeurs de la photographie. Il leur offre le séjour dans sa propriété (luxueusement et sans aucune participation financière), il fait venir les plus grands spécialistes dans ces domaines d'Hollywood et organise des ateliers où chacun des films est décortiqué, retravaillé, toujours sous la direction de l'auteur mais dans un environnement technologique, pratique et humain exceptionnels. Il y a des participants de toutes les nationalités. Ensuite, certains films sont choisis pour être présentés à Sundance Festival. Dans ce festival, ceux qui viennent de Sundance Institute sont, encore une fois, invités à 100% (sauf le voyage, bien sûr.) Les personnes de leur "entourage" (en français dans le texte), doivent payer mais c'est une chance inouïe, là encore, pour tous ces réalisateurs, techniciens, acteurs, etc. car les distributeurs de films d'Hollywood et du monde entier se pressent ici et viennent faire leur marché pour l'année. Le label "Sundance" vaut très cher. Beaucoup de réalisateurs devenus maintenant riches et célèbres reviennent par plaisir ou pour présenter en "première" leur film. Parmi les célébrités de cette année, Spike Lee, et Demi Moore qui accompagne Ashton Kushter pour son film "Spread".

Dernière mise à jour : ( 09-02-2009 )