NAMUR 2009
Un gala sans stars Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Thibaut DEMEYER   

Image
Photo : Thibaut Demeyer
« Il travaille actuellement en Pologne…le pauvre. » C’est par ces mots que le Président du FIFF, Jean-Louis Close, a excusé l’absence au gala d’ouverture du Président d’honneur Olivier Gourmet. Et, hélas ! Ce soir de gala n’a pas souffert que de cette absence. En effet, la salle du Caméo était loin de revêtir un tapis de Stars. Fort heureusement, Alain Rocca, Président du jury officiel et Natacha Régnier, membre du jury, étaient présents pour énoncer la formule consacrée déclarant ouvert la 24ème édition du FIFF et présenter le film d’ouverture Les Barons de Nabil Ben Yadir.
La casquette vissée sur la tête, le pas alerte, le verbe facile, Nabil Ben Yadir est heureux. Son premier film est en ouverture. Et c’est toute l’équipe du film, ainsi que la maman du réalisateur, que l’on retrouve sur l’estrade, soit une bonne vingtaine de personnes. Parmi eux, on reconnaît l’acteur français Julien Courbey, le talentueux acteur néerlandophone Jan Decleir vu auparavant dans Daens mais aussi dans De Zaak Alzeihmer et plus récemment dans le rôle du papa de Cécile de France dans Sœur Sourire sans oublier Jean-Luc Couchard, le « Belge » de Taxi 4.
Les Barons n’a rien à voir avec la noblesse. Les Barons sont seuls à savoir que dans la vie, il faut être les moins actifs possible car chaque être humain naît avec un crédit de pas et chaque pas nous conduit à la mort. Le plus ambitieux des Barons, c’est Hassan. Il veut devenir comique mais son père s’y oppose. Il veut que son fils devienne comme lui, chauffeur de bus. Puis Hassan est amoureux de Malika, présentatrice du J.T. et sœur de Mounir, le vrai Baron. Mais Hassan n’a pas le droit de toucher à Malika parce que c’est la sœur d’un pote et que cela ne se fait pas. Alors Hassan n’a pas le choix. S’il veut être comique et s’il veut séduire Malika, il doit quitter le quartier et renoncer à son statut de Baron.
Certainement nourri avec des films comme Dikkenek ou autre Taxi 4, Nabil Ben Yadir nous présente une œuvre aux milles et une idées sans jamais véritablement en approfondir une seule, préférant le film à sketch, où l’on rigole deux à trois fois par politesse parce que l’équipe est dans la salle, que le film sociologique où, entre les lignes, il fait le procès de certains us et coutume du monde musulman mais aussi de la société face aux immigrés. C’est évident, Nabil Ben Yadir avait entre les mains un film qui aurait pu faire date mais celui-ci a choisi une autre direction, celle du délire cinématographique qu’il a fini par ne plus pouvoir maîtriser.
Durant cette semaine, deux moments forts se dérouleront. Le premier est prévu ce lundi avec le traditionnel coup de cœur du festival qui sera adressé à l’actrice française Elsa Zylberstein et le second, prévu mardi, sera la leçon de cinéma donnée par Claude Miller et son fils Nathan.

Texte et Photo : Thibaut Demeyer

 
Une première comédie en ouverture Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par LEPAGE Brigitte   

 En ouverture du 24ème FIFF de Namur, du 2 au 9 octobre 2009, le film choisi sera le premier long métrage de Nabil Ben Yadir qui, après le succès remporté avec son court métrage « Sortie de clown » nous emportera avec « Les Barons » dans la communauté maghrébine au cœur de Bruxelles. Cette délicieuse comédie, drôle et touchante ouvrira donc les festivités de ce rendez-vous incontournable du cinéma francophone où l’on présente, chaque année, quelque 150 films issus des quatre coins de la francophonie.

Lepage Brigitte

Dernière mise à jour : ( 24-08-2009 )