VERVIERS 2008
Verviers au fillm de l'eau Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par GERMAY Pierre   

Créé en 2005, le Festival international Eau et Cinéma de Verviers connaît sa troisième édition (du 13 au 16 mars 2008) et sa deuxième année de compétition.
Premier du genre, ce jeune festival peut se vanter de faire prendre conscience au grand public, à travers l’œil d’une caméra, de la problématique de l’eau.

Si aujourd’hui, des guerres ont pour enjeu la maîtrise du pétrole, demain, il se pourrait bien que l’eau suscite les plus folles convoitises. Ce geste si banal pour nous d’ouvrir un robinet l’est bien moins pour une bonne partie de la population mondiale. Mais si l’on n’y prend pas garde, l’eau pourrait bien se tarir aussi dans nos pays « riches ».
Sans parler du problème crucial de la privatisation de l’eau qui mobilise aujourd’hui la politique de bien des états au profit de multinationales très gourmandes. Et pas seulement dans les coins les plus retirés de notre planète, mais aussi à notre porte. Avec toutes les conséquences sociales et de santé publique qui peuvent en découler.
Bref, la vie de l’eau n’est pas un long fleuve tranquille… pour ses utilisateurs.

En plus d’une compétition de documentaires proposée à l’œil averti d’un jury international de connaisseurs et de quelques avant-premières de longs métrages ayant bien évidemment l’eau pour fil rouge, le Festival propose toutes une série d’activités à caractère pédagogique comme une expo photos, une pièce de théâtre et des matinées scolaires.

N’hésitez pas à aller voir le site du Festival : http ://www.aufilmdeleau.org et à… plonger au cœur du sujet.
Jetez aussi un coup d’œil sur le palmarès (dévoilé ce samedi 15 mars au soir) et sur la critique de l’un ou l’autre film proposés tels que :
- « Flow : for the love of water » le film d’ouverture;
- « Le hold-up de l’eau » (« Dead in th water »);
- “La digue”;
- “Village de poussière, cité d’eau”.

Dernière mise à jour : ( 04-04-2008 )
 
Flow : For Love of Water Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par GERMAY Pierre   

Film d’ouverture du Festival “Au film de l’eau” de Verviers, ce documentaire de la réalisatrice française Irena Salina s’inscrit dans la parfaite lignée du courant lancé par Michael Moore : la cinéaste choisit son camp, celui de la défense de l’accès à l’eau pour tout le monde, riches comme pauvres, allant jusqu’à exiger des Nations Unies d’introduire un nouvel article dans la Convention des Droits de l’Homme pour le droit à l’eau, tout en pointant exclusivement la responsabilité des multinationales qui ne visent, au contraire, que des méga profits financiers.

Mais comme chez Michael Moore, à force d’enfoncer le clou jusqu’à l’indigestion, Irena Salina déforce son propos. Ainsi, les extraits proposés des interviews des responsables du Groupe Suez (pourtant partenaire du Festival… !) et de la Banque mondiale frisent la caricature. L’un d’eux nous offre un sourire carnassier qui ne manque pas de faire rire les spectateurs. Dommage.
Vu le sujet d’actualité et les moyens financiers de la production américaine, le film devrait connaître une belle carrière en salles, à l’instar du parcours connu récemment par le film d’Al Goore.

Dernière mise à jour : ( 04-04-2008 )
 
Le Hold Up de l'Eau Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par GERMAY Pierre   

Dans le monde, une personne sur quatre n’a pas accès à l’eau potable. Face à ce problème, quelques multinationales ont vu l’opportunité de générer d’importants profits. Et ce, avec l’appui de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International qui exercent des pressions sur les Etats demandeurs de prêts.
Ainsi, des sociétés ont-elles tenté de privatiser ce que beaucoup considèrent comme un bien public. Par exemple, en Argentine.

Neil Docherty mène l’enquête sur ces pratiques controversées en prenant l’avis de toutes les parties en cause avec justesse et parcimonie. A l’inverse d’un Michael Moore, il donne la parole à tous les protagonistes et laisse au spectateur le soin de se faire sa propre religion.
Et il ne se borne pas à poser le problème dans les pays les plus défavorisés puisqu’il plante également sa caméra dans une petite municipalité française confrontée, elle aussi, au problème de la privatisation de l’eau.
Ainsi, il fait un tour de la question complet et intelligent.

Dernière mise à jour : ( 04-04-2008 )
 
La Digue Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par GERMAY Pierre   

Dans le monde, une personne sur quatre n’a pas accès à l’eau potable. Face à ce problème, quelques multinationales ont vu l’opportunité de générer d’importants profits. Et ce, avec l’appui de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International qui exercent des pressions sur les Etats demandeurs de prêts.
Ainsi, des sociétés ont-elles tenté de privatiser ce que beaucoup considèrent comme un bien public. Par exemple, en Argentine.

Neil Docherty mène l’enquête sur ces pratiques controversées en prenant l’avis de toutes les parties en cause avec justesse et parcimonie. A l’inverse d’un Michael Moore, il donne la parole à tous les protagonistes et laisse au spectateur le soin de se faire sa propre religion.
Et il ne se borne pas à poser le problème dans les pays les plus défavorisés puisqu’il plante également sa caméra dans une petite municipalité française confrontée, elle aussi, au problème de la privatisation de l’eau.
Ainsi, il fait un tour de la question complet et intelligent.

Dernière mise à jour : ( 04-04-2008 )
 
Palmarès Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par GERMAY Pierre   

Au terme d’une délibération agrémentée d’un excellent repas ( !), les membres du jury ont unanimement porté leur choix sur deux films primés, dès lors, ex-aequo.
Deux films qui, en fait, reflètent parfaitement les deux pôles du cinéma documentaire consacré à l’eau : l’un prenant davantage en compte la démarche cinématographique, l’autre privilégiant la thématique de l’eau de façon engagée.

C’est ainsi que le jury de la 3è.édition de ce Festival de l’eau, à Verviers, a choisi de récompenser, ex-aequo, les deux films suivants :

- « La digue » du réalisateur français Frédéric Touchard (présent pour recevoir son prix) pour sa façon de montrer en toute simplicité une plage qui côtoie de façon quelque peu surréaliste des usines, avec une touche sociale, un zeste de poésie et le côté bon enfant des badauds ; et
- « Le hold-up de l’eau » du Canadien Neil Docherty pour sa façon très complète et très intelligente de confronter tous les protagonistes d’un phénomène qui ne touche pas que les régions défavorisées de notre planète : la privatisation de l’eau par des multinationales guidées par le profit financier.

Enfin, le jury a décerné une mention spéciale au film indien « Village de poussière, cité de l’eau » de Sanjay Barnela qui s’intéresse à la problématique de l’approvisionnement en eau potable de populations rurales avec, pour instruments, de la musique, de la poésie et des séquences visuelles riches en couleurs vives qui contribuent à faire de ce film comme un petit ovni plein de fraîcheur.

Rendez-vous est dores et déjà pris vers la mi-mars 2009 pour la prochaine édition de ce festival qui vient de recevoir sa reconnaissance officielle de l’Unesco, excusez du peu !

Dernière mise à jour : ( 04-04-2008 )